Moins de rejets à la centrale de Nogent

Le 08 avril 2005 par Christine Sévillano
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centrale nogent
centrale nogent

Un arrêté interministériel vient de réduire les rejets de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. Il s'appuie sur des niveaux déjà mis en œuvre dans les centrales dont celle de l'Aube, mais ce sont des rejets minimaux qui nécessitent une gestion encore plus stricte.

La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube) doit réduire ses rejets d'effluents comme l'y oblige l'arrêté interministériel du 29 décembre 2004. Le texte porte sur le renouvellement de l'autorisation de prélèvement d'eau et de rejets, qu'ils soient liquides ou gazeux, radioactifs ou non, une nécessité pour l'exploitation de la centrale: ses autorisations dataient du milieu des années 80 et celle sur les rejets liquides non radioactifs arrivait à échéance le 1er janvier 2005. Mais, selon le décret du 4 mai 1995 sur les installations nucléaires (1), lorsqu'un arrêté parvient à échéance, l'ensemble des autorisations doit être renouvelé.

«Auparavant, nous ne disposions que d'estimations sur les critères de rejets, mais désormais nous avons un fort retour d'expérience des rejets réels provenant des centrales françaises et aussi de celles qui fonctionnent à l'international», explique Philippe Garinet, directeur environnement de la centrale de Nogent dont les rejets ont été divisés, parfois par 20, et jusqu'à 50. Les autorisations accordées à Nogent sont presque semblables dans les autres centrales françaises, quelques paramètres peuvent toutefois faire la différence. Ainsi, les rejets et prélèvements de l'eau peuvent différer selon la puissance de la centrale ou selon sa position géographique: des différences sont notables si l'installation se trouve au bord de la mer ou d'une rivière. Fixés par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), les niveaux autorisés prennent en compte les rejets actuels et les efforts effectués par les exploitants dans les années 90 pour réduire les effluents.

Les rejets gazeux radioactifs doivent désormais être formulés différemment en tenant compte de cinq catégories: le tritium gazeux, le carbone 14, l'iode, appartenant aux halogènes et aérosols, les gaz rares radioactifs et les autres produits. Le rejet d'iode autorisé a par exemple chuté de 98% par rapport au précédent arrêté ministériel. «Ce sont des taux auxquels nous sommes déjà parvenus. Cependant, ces nouvelles limites réglementaires ne laissent la place au moindre incident», remarque Philippe Garinet.

Les réductions concernent aussi les rejets non radioactifs et plus particulièrement les produits chimiques, utilisés notamment pour traiter les circuits contre la corrosion. «L'optimisation des appareils de production pour réduire les rejets est un travail quotidien pour les exploitants, mais nous sommes arrivés à un optimum tel qu'il me paraît désormais difficile de les diminuer davantage», conclut Philippe Garinet.



(1) Décret du 4 mai 1995 relatif aux rejets d'effluents liquides et gazeux et aux prélèvements d'eau des installations nucléaires de base.




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