Moins de marées noires dans les océans

Le 20 janvier 2017 par Stéphanie Senet
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1,8 fuite majeure chaque année depuis 2010
1,8 fuite majeure chaque année depuis 2010

Le nombre de déversements pétroliers régresse dans le monde, selon un bilan publié le 8 janvier par la Fédération internationale des armateurs pétroliers (ITOPF). Une tendance confirmée par le Centre français de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre).

 

Entre 2010 et 2015, il s’est produit dans le monde, en moyenne, 1,8 fuite majeure d’hydrocarbures (de plus de 700 tonnes) chaque année, selon le bilan de l’ITOPF. On en comptait 24,5 dans les années 1970; 9 dans les années 1980; 8 dans les années 1990 et 3 dans les années 2000.

7.000 t d’hydrocarbures ont donc été déversées dans les océans en 2015, conséquence de deux événements majeurs et de six fuites d’amplitude moyenne, comprises entre 7 et 700 t.

 

Amendes dissuasives

«Nos études confirment cette tendance à la baisse des accidents pétroliers», affirme au JDLE Stéphane Doll, directeur du Cedre. «Après les grands naufrages, comme l’Exxon Valdez en 1989, l’Erika en 1999 et le Prestige en 2002, de nombreuses réglementations ont été mises en place pour limiter les pollutions. Les Etats-Unis ont été les premiers à prendre des mesures, avec l’Oil Pollution Act en 1990, avant d’être suivis par l’Union européenne», poursuit-il.

Résultat: la structure des navires a changé (généralisation des doubles coques), le nombre des contrôles a augmenté et le montant des amendes est devenu dissuasif, comme l’a montré le récent verdict du tribunal correctionnel de Brest. L’armateur grec d’un navire ayant dégazé au large du Finistère a été condamné à un million d’euros d’amende.

«Cela coûte désormais moins cher de déverser les déchets d’un navire dans une zone portuaire dédiée au déballastage que de payer une amende pour dégazage en mer», confirme Stéphane Doll. Mauvaise nouvelle: si les fuites de pétrole ont diminué, le trafic maritime a quant à lui doublé entre 1990 et 2014. Un nombre croissant de porte-conteneurs et de chimiquiers (leur trafic a triplé entre 1990 et 2014) sillonnent désormais les 7 mers, tout en laissant dans leur sillage de plus en plus de ‘boîtes’ et de produits chimiques.



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