Moins de difficultés scolaires grâce aux oméga-3

Le 24 juillet 2013 par Romain Loury
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les enfants consomment trop peu de poissons
les enfants consomment trop peu de poissons

Chez les écoliers, le taux sanguin d’oméga-3 est directement lié aux capacités de mémoire à court terme et au niveau de lecture, révèle une grande étude britannique publiée dans la revue PLoS ONE.

Premier constat de Paul Montgomery, de l’université d’Oxford, et ses collègues: les enfants consomment bien trop peu d’oméga-3. Parmi les 493 écoliers de 7-9 ans inclus dans leur étude Dolab (DHA Oxford Learning and Behavior), seuls 11,8% mangent au moins deux portions de poisson par semaine.

Indice des taux sanguins d’acide docosahexaénoïque (DHA) et d’acide eicosapentaénoïque (EPA), leur index oméga-3 n’est en moyenne que de 2,46%. Bien en deçà des 8% à 12% recommandés chez l’adulte, et même du seuil de 4% en dessous duquel le risque cardiovasculaire devient élevé.

Or, si les atteintes cardiovasculaires ne constituent durant l’enfance qu’une lointaine menace, l’impact cognitif de telles carences paraît quant à lui bien réel, suggère l’étude. Après prise en compte du milieu socio-économique, lui-même lié au taux sanguin d’oméga-3, les enfants les moins imprégnés de ces acides gras, en particulier de DHA, présentent de plus grandes difficultés de lecture et de mémoire de travail -un type de mémoire à court terme.

Certains symptômes observés chez ces enfants ne sont pas sans évoquer ceux qui caractérisent un trouble de déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH), syndrome comportemental de l’enfance dont un lien avec les carences en oméga-3 a déjà été établi par d’autres études. Parmi ces signes, une désobéissance plus fréquente aux parents, ainsi qu’une plus grande instabilité émotionnelle.

Outre la caractérisation du lien oméga-3/capacités cognitives, l’objectif de l’étude Dolab, menée dans des écoles de l’Oxfordshire, était d’évaluer l’efficacité de compléments alimentaires à base de 600 milligrammes par jour de DHA. Un but en partie atteint, selon une étude publiée en 2012 par la même équipe: les 20% d’enfants souffrant des plus grandes difficultés voyaient leurs capacités de lecture s’améliorer après 16 semaines de traitement, et leurs symptômes de type TDAH s’atténuer.



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