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Moins de COV émis par la production de véhicules

Le 16 novembre 2005 par Claire Avignon
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peinture 607
peinture 607

Depuis peu, les constructeurs automobiles installés en France doivent respecter une nouvelle norme de rejets de composés organiques volatils dans leurs ateliers de peinture. A Sochaux (Doubs), la baisse des émissions polluantes est passée par un recours encore plus important au recyclage et par la formation des opérateurs.

Depuis le 30 octobre, lorsque les véhicules passent dans l'atelier de peinture de la chaîne de production, ils n'ont plus le droit de dépasser 5,7 kilogrammes (kg) par véhicule de composés organiques volatils (COV) -présents dans les solvants- au lieu de 7 kg, soit une réduction d'environ 20%. C'est ce que demande l'arrêté du 2 mai 2002 (1), qui précède de 2 ans la mise en place de cette limite au niveau européen. La production de l'usine atteignant plus de 1.900 véhicules par jour, l'impact sur l'agglomération environnante, comprenant Sochaux et Montbéliard, apparaît non négligeable. Car les COV sont des polluants précurseurs d'ozone.

Si des technologies récentes permettent d'atteindre des normes très contraignantes dans le cas de nouveaux ateliers de peinture, la problématique apparaît plus complexe dans le cas d'ateliers déjà existants, même si l'effort demandé est moindre. «Les progrès que nous avons réalisés dans les années 1990 nous ont permis de passer d'une moyenne de 14 kg de Cov dans les années 1980 à environ 5,7 en 2004, explique Marie-Claire Derycke, chargée environnement des sites de production de Sochaux et de Mulhouse. Les derniers mois, nos rejets se trouvaient parfois au-dessus de la nouvelle norme, parfois en-dessous. Ces ultimes efforts sont les plus durs à réaliser.» Des améliorations rendues encore plus difficiles par le fait que les consommateurs réclament de plus en plus de voitures gris métallisé: cette couleur comprend davantage de solvants que les autres.

Malgré tout, le programme mis en place depuis un an à l'usine de Sochaux devrait permettre d'atteindre le nouvel objectif réglementaire. «D'abord, il s'agit de continuer la démarche de qualité et de faire comprendre à l'opérateur qu'il peut faire son travail en une seule fois, indique Braham Henda, correspondant en environnement de l'atelier de peinture du site de Sochaux. Cela diminue l'impact environnemental tout en augmentant la productivité.» Pour cela, le correspondant en environnement a organisé des séances de sensibilisation. Autre axe de progrès: le recyclage des solvants. Car les produits émis correspondent aux solvants consommés moins les solvants recyclés ou détruits. «Lorsqu'on passe d'un lot de véhicules à peindre en vert à un autre à colorer en bleu, on nettoie au solvant toutes les pièces de la cabine, continue Braham Henda. Au lieu de jeter ce produit, on le récupère puis on l'envoie à une société extérieure chargée de le dépolluer. Cela concerne des kilomètres de tuyaux, entre la cabine et le local où se trouvent les peintures.»



(1) l'arrêté est paru dans le Journal officiel du 5 mai 2002




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