Moins d’OGM cultivés en Europe en 2010

Le 12 janvier 2011 par Sabine Casalonga
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En Espagne, au Portugal et en Roumanie, les surfaces cultivées avec du maïs transgénique MON810 ont diminué entre 2009 et 2010, confirmant la tendance observée en 2009, annonce Inf’OGM dans un communiqué du 11 janvier.

Au Portugal, le surfaces de maïs MON810 seraient passées de 5.200 hectares en 2009 à 4.868 ha en 2010 (soit une baisse de 6,4 %) selon un communiqué du 13 décembre de l’organisation portugaise « Plataforma Transgénicos Fora ». Il s’agirait de la première diminution depuis l’introduction de cet OGM en 2005. Cette baisse ne serait pas seulement liée aux baisses des cultures de maïs en général, mais par l’abandon de la culture d’OGM par nombre d’agriculteurs. Le maïs GM représentait 3,7 % de la surface totale dédiée au maïs au Portugal en 2010 (3,8 % en 2009).

En Espagne, le maïs MON810 a également été moins cultivé cette année, selon les données publiées par le ministère de l’environnement. La baisse, plus conséquente encore qu’au Portugal, a été de 10,9 %, avec seulement 67.726 ha cultivés en 2010 (contre 76.057 ha en 2009). Cette surface est la plus faible depuis 2006, selon Inf’OGM. Les surfaces ont toutefois augmenté dans certaines régions comme Valence, Madrid et Cantabrie. Et l’Espagne reste le pays qui accueille le plus d’essais en champs de plantes transgéniques.

En Roumanie, les cultures de maïs MON810 ont aussi diminué en 2010, passant de 3.244 ha en 2009 à 823 ha en 2010. Cependant, dans trois pays (Allemagne, Suède et République tchèque), 2010 a été l’année des premières cultures de la pomme de terre transgénique Amflora, même si ces cultures n’ont pas représenté des surfaces importantes, rappelle Inf’OGM.

A cette bonne nouvelle pour les opposants aux OGM, peut s’ajouter celle des progrès dans la mise au point de maïs hybrides (une technologie basée sur le croisement naturel des plantes) tolérants à la sécheresse. La semaine passée, Pioneer Hi-Bred International, filiale du groupe DuPont, a annoncé le prochain lancement aux Etats-Unis de tels maïs hybrides, selon un article du 11 janvier de la revue Nature. Une semence similaire est développée par le Suisse Syngenta. Les deux groupes, ainsi que Monsanto, développent toutefois parallèlement des maïs transgéniques résistants à la sécheresse. Ce marché est en effet estimé à plusieurs milliards de dollars.

Des efforts sont également à l’œuvre en Asie et en Afrique. Des douzaines d’hybrides résistants introduits dans les 13 principaux producteurs de maïs sud-africains représentent 15 à 25 % des 19 millions ha de maïs cultivés. Une étude récente a suggéré que ces nouvelles variétés permettraient d’accroître les rendements de 10 à 34 %.



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