Moins d’investissements dans les renouvelables en 2013

Le 07 avril 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La géothermie est l'une des rares ENR à progresser.
La géothermie est l'une des rares ENR à progresser.
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Les investissements dans les énergies renouvelables (ENR) ont reculé l'an passé, avec un coup de frein particulièrement marqué en Europe, pour la première fois dépassée par la Chine, a confirmé lundi 7 avril un rapport onusien. L'an passé, les investissements dans les ENR (hors grands barrages hydroélectriques) se sont élevés à 214 milliards de dollars (155,7 Md€) dans le monde, 14% de moins qu'en 2012 et 23% de moins que lors de l'année record de 2011, selon cette étude du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue). Ces chiffres sont en ligne avec la tendance mesurée par d'autres études parues depuis le début de l'année.

Incertitude politique

Le Pnue attribue ce recul à deux raisons principales: «l'incertitude politique dans plusieurs marchés», c'est-à-dire des doutes sur l'avenir de certaines subventions et mesures de soutien aux énergies renouvelables, mais aussi «les coûts d'équipement en baisse dans le solaire». En effet, quelque 39 gigawatts de panneaux solaires ont été installés l'an passé, «mais pour moins d'argent que pour les 31 gigawatts de 2012», souligne l'étude onusienne.

Le solaire (114 Md$ <83 Md€>, -20%) et l'éolien (80 Md$ <58 Md€>, -1%) restent de très loin les deux énergies qui concentrent les investissements.

Forte hausse de la géothermie

Les biocarburants ont reculé à leur plus bas niveau en 9 ans (8 Md$, -26%), tandis que la biomasse et l'énergie des déchets ont également reculé (8 Md$, -28%), de même que la petite hydroélectricité (moins de 50 mégawatts) qui est tombée à 5 Md$ (-16%). Le captage-stockage géologique du CO2 (CSC) chute de 59% à 1,8 Md$, tandis que la géothermie va à contre-courant avec une hausse de 38% à 2,5 Md$. Exclus du total, les grands projets hydroélectriques ont représenté 35 Md$ (25,47 Md€) d'investissements, pour au moins 20 GW de nouvelles capacités de production.

L'électricité reste le domaine-phare des énergies renouvelables: l'an passé, elles ont représenté (hors grands barrages hydroélectriques) 43,6% des nouvelles capacités électriques installées dans le monde. Et la part des ENR dans le parc de production électrique mondial a grimpé de 7,8% à 8,5% en 2013.

La Chine continue de progresser

Par zones géographiques, la Chine, malgré une baisse de 6% des investissements en 2013 à 56 Md$, ravit le titre de premier marché mondial à l'Europe, où l'activité s'est effondrée (-44% à 48 Md$). Suivent les Etats-Unis (-10% à 36 Md$) et le Japon (+80% à 29 Md$), qui connaît un boom dans le photovoltaïque après l'arrêt de ses réacteurs nucléaires. L'Inde (-15% à 6 Md$) et le Brésil (-54% à 3 Md$), au plus bas depuis 2005, ont contribué au recul mondial.

Après 9 années de croissance, c'est la première fois que les investissements dans les pays émergents ont reculé (-14% en 2013, à 93 Md$). Le recul est identique dans les pays développés (-14% à 122 Md$). Mais le Pnue rappelle que le coût des éoliennes terrestres et des panneaux photovoltaïques a chuté depuis mi-2009, de respectivement 25% et 53%, une meilleure compétitivité qui réduit l'investissement nécessaire pour un même projet.

L'étude ne donne pas de prévision de marché pour 2014

 



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