Modifier l’humain pour réduire ses émissions

Le 13 mars 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'anthropo-ingénierie pour lutter contre les changements climatiques ?
L'anthropo-ingénierie pour lutter contre les changements climatiques ?

Vous connaissiez le stockage géologique du carbone. Vous avez lu de nombreux articles sur les techniques de géo-ingénierie visant à contrebalancer les effets du réchauffement. Voici donc une nouvelle façon de lutter contre les changements climatiques. Dans un article à paraître dans Ethics, Policy & Environment, Matthew Liao propose ni plus ni moins que d’adapter le corps humain pour réduire l’empreinte climatique de notre espèce.

Cette «anthropo-ingénierie» pourrait regrouper plusieurs types de techniques. Dans la catégorie des non-invasives, le professeur de philosophie et d’éthique de l’université de New York suggère de stimuler le système immunitaire pour le faire réagir négativement à l’absorption de protéines d’origine bovine: la production de viande rouge étant grosse émettrice de gaz à effet de serre.

Beaucoup plus inquiétant: la «nanification» des individus. Au prétexte que la taille moyenne des Terriens augmente (de 9 centimètres pour les Français, entre 1900 et 2007), accroissant de facto les besoins en nourriture, en eau, en vêtement, Matthew Liao imagine, à coup de traitements hormonaux ou de régimes alimentaires spéciaux, de diminuer la taille des bébés et donc des adultes. Une proposition en amenant une autre, l’universitaire rappelle qu’un nouveau-né britannique émettra 160 fois plus de gaz à effet de serre qu’un bébé éthiopien. Conséquence malthusienne évidente: que les familles des pays développés ne fassent pas plus de deux enfants.

Matthew Liao et ses deux co-auteurs (Anders Sandberg et Rebecca Roache, de l’université d’Oxford) soulignent aussi que les problèmes environnementaux sont «exacerbés par un manque de considération de la valeur de tout autre forme de vie et de la nature». Qu’à cela ne tienne. En dopant l’humanité à l’ocytocine (une hormone réputée favoriser les élans d’altruisme au sein d'un groupe), on la rendra plus solidaire du climat.

Un sacré cauchemar.



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