Modernisation de l’inspection des viandes: l’Efsa lance le coup d’envoi

Le 12 octobre 2011 par Romain Loury
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L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) vient de publier le premier d’une série de 6 avis sur la modernisation de l’inspection des viandes dans l’Union européenne (UE), un premier document qu’elle consacre au porc.
 
«Les pratiques de contrôle existantes remontent souvent à plusieurs décennies et pourraient ne pas toujours offrir une protection adéquate en matière de santé publique», constate l’Efsa sur sa page internet consacrée à ce chantier de modernisation.
 
C’est en mai 2010 que la Commission européenne lui a demandé de s’atteler à ce «travail majeur», mené en collaboration avec le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) et qui porte aussi bien sur les risques biologiques que chimiques. Près d’un an et demi plus tard, son premier avis vient d’être publié.
 
Portant exclusivement sur la viande de porc [1], cet avis scientifique de 198 pages met en avant 4 pathogènes cruciaux: l’un de grande importance (Salmonella spp.), les trois autres d’importance moyenne (Yersinia enterocolitica, Toxoplasma gondii, Trichinella spp.).
 
Point majeur de cet avis, les experts s’élèvent contre les techniques manuelles (palpations et incisions) pratiquées sur la viande lors des inspections post-mortem. Selon eux, ces méthodes, qui accroissent le risque de contamination de la viande, sont à réserver aux animaux repérés suspects de leur vivant, ou en cas d’anomalies visuelles post-mortem.
 
Dans tous les cas, les palpations et incisions ne devraient être pratiquées qu’à l’écart des autres carcasses, et être complétées par des tests biologiques.
 
Quant au risque chimique, les substances les plus préoccupantes sont les dioxines, les polychlorobiphényles de type dioxine (PCB-DL) et le chloramphénicol, un antibiotique interdit. En bas de l’échelle, les pesticides organochlorés, les organophosphorés, les composés perfluorés sont une préoccupation «faible ou négligeable» pour la viande de porc.
 
Selon l’Efsa, «il est peu probable que les résidus chimiques et les contaminants posent un risque sanitaire immédiat ou à court terme chez les consommateurs» de cette viande.
 
[1] Les 5 autres avis seront consacrés aux volailles, aux bovins âgés de plus de 6 semaines, à ceux de moins de 6 semaines, aux ovins et caprins, au gibier d’élevage et solipèdes (cheval, âne, etc.).


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