Mobilités: BlablaCar absorbe Ouibus, la SNCF investit dans le covoiturage

Le 13 novembre 2018 par Marine Jobert
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Un mariage de bonnes raisons?
Un mariage de bonnes raisons?

Le premier site de covoiturage français récupère la filiale car de la SNCF. Mal en point, mais complémentaire pour l’offre de mobilités qu’elle entend déployer. La SNCF, elle, entend proposer un bouquet de solutions de mobilité sur son site, pour amener les voyageurs jusqu’au wagon.

Le mariage n’a pas été célébré encore, mais les promis semblent très impatients. OUI.sncf a annoncé ce 12 novembre son souhait d’entrer au capital de BlaBlaCar «afin d’établir un partenariat sur le long terme et de renforcer sa stratégie multimodale en s’appuyant sur la première des start-up françaises de mobilité». Un apport de l’ordre de 5%, qui va permettre à l’entreprise ferroviaire d’offrir une «vision exhaustive des offres de mobilité». C’est-à-dire de vendre des trajets en train, en bus –comme c’est déjà le cas–, et désormais en voiture. La SNCF avait déjà mis des billes dans le secteur, avec le service IDVroom, qui n’avait jamais convaincu.
Optimiser le taux d’occupation
Le leader du covoiturage, lui, a fait une offre d’acquisition de Ouibus, filiale de la SNCF, en faisant le pari de «concilier le maillage» de 300 villes de France et d’Europe de l’un avec les 30.000 points de rencontres dans le pays de l’autre pour «optimiser le taux d’occupation des véhicules routiers (bus et voitures) tout en offrant une solution de transport porte-à-porte pratique pour les voyageurs».
Faire plus que du train
Le train, dernière roue du carrosse de la mobilité? «Nous sommes convaincus que pour faire plus de train, il faut que nous fassions plus que du train, assure Guillaume Pepy, le président de SNCF. Son objectif: offrir demain aux voyageurs la possibilité d’aller «de leur point de départ jusqu’à leur destination finale, en combinant l’ensemble des modes de transport durables, dont le ferroviaire est la colonne vertébrale.»


Ouibus est-il une bonne affaire? Avec des pertes de 35 millions d’euros en 2017, qui pourraient atteindre 27 M€ cette année, le mariage annoncé va s’ouvrir par une kyrielle de licenciements. Un plan de sauvegarde de l’emploi, avec plan de reclassement au sein de la SNCF, a déjà été annoncé pour 132 emplois, soit environ la moitié des effectifs.


 



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