Mobilité: les priorités de la Fnaut

Le 12 septembre 2017 par Marine Jobert
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Les trains de quotidien, épine dorsale de la mobilité.
Les trains de quotidien, épine dorsale de la mobilité.
Alfenaar

La Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut) affûte ses arguments à la veille des Assises de la mobilité, qui débutent le 19 septembre. Un train du quotidien, accessible. Des transports adaptés à la lutte contre le changement climatique et la pollution de l’air. De nouvelles mobilités qui priment sur la voiture individuelle.

A une semaine du lancement des Assises de la mobilité, ça chauffe dans les administrations, associations et autres instances dédiées aux transports sous toutes leurs formes. Ainsi de la Fnaut, qui vient de dévoiler les grandes lignes des propositions qu’elle compte avancer dès le 19 septembre. Celles-ci sont claires: répondre aux besoins croissants des usagers des transports, éviter la saturation des réseaux routiers et ferrés, et inciter au report modal pour réduire la pollution de l’air et lutter contre le réchauffement climatique. Le temps presse, estime la fédération, et «après deux quinquennats trop peu favorables au développement des transports publics et au report modal», il s’agirait de ne pas se fourvoyer trop avant dans les nouvelles mobilités «qui ne sont pas la solution-miracle. (…) De grands investissements restent nécessaires.»

Pour le Lyon-Turin, contre NDDL

C’est le cas du Lyon-Turin, selon la Fnaut, parce qu’il permettra de réduire le trafic de camions dans la traversée des Alpes. Avec le Grand projet du Sud-Ouest (GPSO), c’est bien le seul grand projet qu’elle soutiendra: l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le deuxième autoroute Lyon-Saint-Etienne (A45), le Grand contournement Ouest de Strasbourg et l’A31 bis en Lorraine sont des «aberrations techniques et environnementales».

Carburants routiers et kérosène à taxer

Où trouver l’argent pour financer le développement des transports collectifs urbains en site propre (TCSP) et des aménagements cyclables, la rénovation du réseau ferré classique, le renouvellement des TER et des trains Intercités, l’achèvement du réseau des LGV et les grands projets de fret ferroviaire? Dans la poche des transporteurs routiers et des compagnies aériennes, «par la mise en œuvre d’une fiscalité écologique cohérente», soit une hausse de la fiscalité sur les carburants routiers et la taxation du kérosène consommé par les avions sur les vols intérieurs. Le lancement du 4e appel, prévu par le Grenelle de l’environnement (et écarté par l’ancien gouvernement «de manière incompréhensible»), est urgent, estime la fédération: «Les transports collectifs sont saturés dans les zones denses des agglomérations et les dessertes ferroviaires périurbaines doivent être renforcées.»

TGV: arrêter le massacre

A l’heure de la préparation du renouvellement de la convention Etat-SNCF, la Fnaut demande à l’Etat «d’exiger une révision en profondeur de la gestion du système ferroviaire». Car le constat est sévère: la SNCF annule des trains sans concertation ou expérimentation, modifie en dépit du bon sens des horaires et surenchérit des tarifs déjà élevés. Les attentes des voyageurs sont ainsi résumées: un train bon marché, rapide sur les longues distances, valorisant le temps passé à bord et desservant les villes moyennes et pas seulement les grandes agglomérations. A l’heure où une proposition de loi sur l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs a été déposée, «les usagers s’interrogent sur la consistance des services TGV que la SNCF sera capable d’exploiter à terme dans des conditions satisfaisantes économiquement».

 

 



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