Mobilisation pour une réforme européenne de la vente des semences

Le 29 mai 2012 par Stéphanie Senet
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74% du marché mondial des semences est contrôlé par 10 multinationales
74% du marché mondial des semences est contrôlé par 10 multinationales

Plus de 240 organisations ont interpellé l’Europe, le 24 mai, pour qu’une nouvelle réglementation enraye efficacement le déclin de la biodiversité, notamment en réformant l’actuelle commercialisation des semences.

Dans leur lettre adressée au Parlement et à 7 commissaires européens, les ONG soutiennent que «la révision de la législation relative à la commercialisation des semences et des matériels de multiplication représente une chance unique de faire le pas attendu vers une politique durable des semences». Parmi ces organisations, on trouve l’Arche de Noah, le Bureau environnemental européen (EEB), la Coordination européenne Via Campesina, la fédération européenne des Amis de la terre, la fédération internationale des mouvements en faveur de l’agriculture biologique (Ifoam) ou encore la Fondation Slow Food pour la biodiversité.

La perte de la biodiversité agricole est estimée à 75% depuis 1900 par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ce processus d’érosion a été accentué par la législation sur les semences, mise en place dans les années 1960, ainsi que par la concentration massive observée dans le secteur au cours des 30 dernières années. Aujourd’hui, 74% du marché mondial des semences est contrôlé par seulement 10 multinationales.

«Il est nécessaire que la législation autorise la mise sur le marché de variétés moins homogènes mais génétiquement plus diversifiées et mieux adaptées aux conditions locales. Elle doit aussi lever les obstacles à la commercialisation et aux échanges de variétés anciennes, rares et paysannes, afin d’accroître la durabilité de l’agriculture européenne et de mieux répondre aux attentes des consommateurs», écrivent-elles.

Ifoam rappelle qu’un large éventail de variétés permet de faciliter la fourniture des services écosystémiques fournis par les terres agricoles et donc de limiter les intrants tels que l’eau, les produits chimiques et les pesticides.

L’Arche de Noah milite, elle, pour la défense des variétés rares, anciennes et paysannes. Elle demande l’autorisation de leur réutilisation, de leur échange, et de leur vente, afin de favoriser une plus grande diversité agricole.

La Fondation Slow Food pour la biodiversité en profite pour réaffirmer qu’un développement des semences locales ira de pair avec l’essor des petits exploitants, au détriment de la domination de l’industrie semencière.



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