Mobilisation internationale inédite pour sauver le tigre

Le 22 novembre 2010 par Célia Fontaine
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Il y a un siècle, 100.000 tigres vivaient encore à l’état sauvage dans un environnement relativement préservé. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 3.200 à peine, et 3 des 8 sous-espèces ont déjà disparu. Sensibilisée, la Fédération de Russie organise du 21 au 24 novembre prochain le premier sommet international consacré à la sauvegarde de cette espèce en danger.

 

Les dirigeants des 13 Etats qui abritent encore des tigres[1], ainsi que l’Allemagne, la Corée et le Japon[2], vont se retrouver à Saint-Pétersbourg pour adopter un programme international doté d’un budget de 350 millions de dollars (257,21 millions d’euros) sur 5 ans.

 

Objectif : mieux préserver l’habitat naturel des tigres, renforcer les contrôles contre la contrebande et alourdir les peines contre les braconniers.

 

 « Nous voulons aller jusqu’au sommet de la volonté politique. Il faut prendre des mesures fortes et effectives pour mettre fin à l’extinction », avertit Keshav Varma, directeur de programme au sein de l’Initiative pour la protection des tigres mise en place à la Banque mondiale.

 

Pourquoi est-il important de sauver cette espèce ? Le tigre est une espèce-parapluie ; cela signifie qu’en le sauvant, on préserve également les espèces qui constituent ses proies et son habitat. Or, au cours des 10 dernières années, le tigre a connu une perte de son habitat de 40 %. En outre, il existe un marché noir du tigre très organisé, de l’Inde vers la Chine. Une dépouille peut se vendre 50.000 $ (36.745 €). Selon une étude conduite dans 7 villes chinoises en 2007, 43 % des personnes interrogées ont consommé des produits contenant quelques parties du félin, dont des pansements et du vin à base d'os de tigre, malgré leur interdiction et leur retrait officiel en 1993 de la pharmacopée locale.

 

Il faut donc faire comprendre aux populations qui alimentent ce marché qu’un tigre vivant a plus de valeur qu’un tigre mort.

 

Le programme international pour la protection du tigre espère doubler le nombre des tigres d'ici 2022. Un consortium international pour la protection du félin réunissant Interpol et les douanes des Etats concernés devrait être également créé. Parallèlement, le programme de Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts (Redd) pourrait être renforcé, afin de permettre aux investisseurs de percevoir des crédits carbone en échange de leur soutien. S’ouvrirait ainsi un nouveau marché pour la préservation des espèces.

 



[1] Bangladesh, Bhoutan, Cambodge, Chine, Inde, Indonésie, RDP Lao, Malaisie, Birmanie, Népal, Russie, Thaïlande, Vietnam

[2] Des représentants des Nations unies, du Fonds pour l’environnement mondial, de la Banque asiatique de développement, de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, de la Banque islamique de développement et d’organisations écologistes régionales et internationales (WWF) vont également y participer.



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