Mobilisation contre la marée noire après le cessez-le-feu au Liban

Le 18 août 2006 par Laure Pollez
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Entre les 13 et 15 juillet dernier, des bombardements ont touché la centrale électrique de Jiyeh, au Liban, ce qui a causé le déversement de 10 000 à 15 000 tonnes de fuel le long des côtes libanaises. La nappe pétrolière s'est étendue depuis sur près de la moitié des 200 kilomètres de littoral, jusqu'au sud de la Syrie, selon le Centre de documentation, de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre) français.

Ce centre a été sollicité pour son expertise par le Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (Rempec), organe des Nations unies, administré par l'Organisation maritime internationale (OMI) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), lui-même sollicité par les gouvernements libanais et syrien pour faire face à cette pollution.

Au terme d'une réunion au Pirée, jeudi 17 août, un plan d'assistance de 50 millions d'euros pour le nettoyage de la marée noire va être mis en oeuvre. Le Pnue a exprimé sa profonde inquiétude devant les conséquences pour l'environnement de la situation au Moyen-Orient.

Pour le Cedre, si cette pollution est sans commune mesure, par exemple, avec la pollution générée par la guerre du Golfe (700.000 tonnes déversées, au moins, en 1991), elle aura qaund même de lourds impacts locaux et demandera des efforts et des dépenses de nettoyage considérables. Cependant, cette nouvelle pollution ne met en danger ni l'équilibre de la Méditerranée orientale, ni une espèce particulière. En effet, en raison de la densité urbaine de côtés libanaises, les peuplements naturels y sont déjà dégradés. Mais comme les écosystèmes étaient en phase active à la période de l'accident (reproduction, recrutement, croissance), l'incident pourra entraîner localement des conséquences à moyen ou long terme, comme la perte d'une classe d'âge.

La France proposera une aide à la fois matérielle (fourniture de 1.500 mètres de barrages pour endiguer la dispersion de la nappe, ce qui représente 10 % du stock national), humaine (envoi de personnel qualifié pour la mise en oeuvre du matériel), et technique (expertise stratégique et financière du Cedre), pour une valeur estimée à 1 million d'euros.




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