Mitt Romney : le mormon qui retourne sa veste

Le 26 août 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Jusqu’à présent, seuls deux candidats républicains à la candidature à l’élection présidentielle américaine osaient affirmer que le changement climatique existe et qu’il est le fruit des activités humaines. Désormais, il n’y a plus qu’un seul courageux : John Huntsman.
 
L’ancien gouverneur de l’Utah croit au «Global Warming» anthropique et n’hésite pas à le dire. Pire, il fustige son propre parti. «Quand nous nous positionnons contre l’évolution, quand nous prenons position contre ce que disent 98% des climatologues et l’académie des sciences, je crois que nous nous trouvons du mauvais côté de la science et, pire encore, dans une situation de perdant», estime l’ancien ambassadeur.
 
Cette position n’est pas partagée par Mitt Romney. Mieux placé dans les sondages, l’ancien gouverneur du Massachusetts vient soudainement de tourner casaque. Jusqu’à présent, le politicien mormon (il fut même missionnaire en France !) affirmait que les émissions humaines de gaz à effet de serre étaient responsables des changements climatiques.
 
Mais après avoir été accusé par un sénateur «tea party» de trop faire pleurer avec ses questions environnementales, le partisan de l’Exception Américaine affirme désormais ne pas savoir si les changements climatiques existent. Et s’il était élu, il n’investirait pas des «milliers de milliards de dollars dans un problème dont je n’ai pas la solution».
 
En attendant, les parlementaires se livrent actuellement à une minutieuse chasse aux crédits publics qui pourraient servir à la lutte contre le changement climatique. Les députés du Grand Old Party tentent actuellement de bloquer le versement des crédits américains au Giec et au secrétariat de la convention de l’ONU sur les changements climatiques, une convention pourtant ratifiée par le Congrès .
 
Très en pointe, Connie Mack, le député de Floride, tente de faire adopter un amendement interdisant l’utilisation de crédits publics américains pour financer l’adaptation aux changements climatiques des pays situés en outre-mer. Ce qui empêcherait les Etats-Unis de respecter les accords signés, en 2009, à Copenhague, et l’an passé à Cancun.


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