Mississipi: le pire est à venir

Le 13 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Alors que le niveau de l’eau du plus grand fleuve américain monte encore (le pic est attendu jeudi 19 mai), le bilan des plus graves inondations qu’aient connues les Etats-Unis depuis 1927 ne cesse de s’alourdir. En Arkansas, dans le Mississipi, en Louisiane et dans le Tennessee, ce sont des millions d’hectares, souvent cultivés, qui sont maintenant sous les eaux. Les villes de Memphis et de Cairo ont les pieds dans l’eau.
 
A l’heure où nous mettons en ligne, le corps des ingénieurs de l’armée n’a toujours pas décidé d’écrêter la crue en ouvrant les vannes de la digue de Morganza [JDLE]. Ce qui noierait 1,5 million ha, et des villes, comme Houma : là où BP a installé ses équipes de nettoyage de la marée noire. Près de 25.000 personnes pourraient aussi être évacuées.
 
Des agriculteurs protestent contre cette solution extrême. Car leurs assurances, expliquent-ils, ne remboursera que les dégâts provoqués par une catastrophe naturelle. Or l’ennoyage volontaire n’est pas un phénomène naturel ni irrépressible.
 
Les économistes ont déjà sorti leurs calculettes. Michael Riley, de l’université du Mississipi, estime que les crues ont déjà provoqué entre 2 et 4 milliards de dollars (entre 1,4 et 2,8 milliards d’euros) de dégâts, ce qui est comparable au montant de la facture de la crue de 1927.


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