Mission et commissions de Notre-Dame-des-Landes sont installées

Le 30 novembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le Premier ministre écoute mais ne recule pas.
Le Premier ministre écoute mais ne recule pas.

Le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, a installé vendredi 30 novembre la mission chargée d'étudier la réduction d'impacts de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes sur les terres agricoles, confiée à des ingénieurs et un géographe.

«Cette mission agricole spécialisée» aura pour objectif d'identifier localement les moyens de minimiser l'impact du projet sur les surfaces agricoles, indique le ministère dans un communiqué.

Elle devra aussi «apporter sa contribution à la définition d'outils efficaces pour lutter contre la consommation des espaces agricoles par le développement urbain», également appelée artificialisation des terres.

La création de cette mission avait été annoncée le 24 novembre par le Premier ministre en réaction à la mobilisation persistante des opposants au projet d'aéroport nantais.

Elle sera conduite par trois ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts dont Dominique Pélissié qui la dirigera, et d'un géographe.

Les services de Stéphane Le Foll avait assuré la semaine dernière qu'«il n'y aurait pas de défrichement à Notre-Dame-Des-Landes avant 6 mois».

Le gouvernement s'était également engagé à préserver les terres agricoles dans ce projet d'aéroport qui concerne 740 hectares, «dont 250 doivent être artificialisés».

Parallèlement, la commission de dialogue annoncée par le Premier ministre s'est réunie pour la première fois à Matignon vendredi matin.

Elle est présidée par Claude Chéreau, président de la Commission des comptes de l'agriculture de la nation, ex-conseiller de François Mitterrand et de Lionel Jospin. Ses deux autres membres sont Claude Brévan, architecte, spécialiste du développement urbain, et Rouchdy Kbaier, membre du Conseil général de l'environnement et du développement durable, spécialiste du droit communautaire et des questions d'environnement.

«Cette mission devrait durer à peu près 4 mois», a déclaré Claude Chéreau à l'issue de cette réunion, à laquelle a participé en partie le Premier ministre.

«Nous sommes une commission de dialogue, c'est-à-dire que nous allons écouter les gens qui voudront bien nous parler», à la fois «opposants et partisans» du projet, a poursuivi l’ancien ambassadeur de France auprès de la FAO.

«Nous allons probablement nous rendre sur place en Loire-Atlantique, nous allons voir les différents acteurs -administratifs mais pas seulement- qui sont concernés par ce dossier et (...) nous serons amenés à tirer des résumés de ce que nous aurons entendu et à transmettre ces informations», a ajouté Claude Chéreau.

Selon lui, «à la fin nous rendrons compte au Premier ministre de tout ce que nous aurons entendu et nous verrons s'il y a lieu de faire des commentaires, voire des propositions, mais à ce stade, je ne peux préjuger de ce qui se passera à la fin de nos travaux».

Dans un communiqué, les services du Premier ministre précisent que son rapport sera rendu public. La commission «formulera des propositions, notamment sur la manière de poursuivre le dialogue dans chacune des étapes de la réalisation du projet».

S'agissant des «initiatives prises en faveur du respect de la biodiversité et de la préservation des terres agricoles» du site, Matignon précise que le groupe d'experts, annoncé le 24 novembre, chargé de «valider la méthode de compensation» écologique lors des travaux, sera présidée par Ghislain de Marsily, professeur émérite à l'université Pierre-et-Marie-Curie.



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