Mines d'uranium et cancer: une étude épidémiologique lancée dans le Limousin

Le 26 janvier 2012 par Geneviève De Lacour
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L'Agence régionale de la santé (ARS) du Limousin a annoncé, jeudi 26 janvier, avoir décidé de lancer une enquête épidémiologique portant sur le lien éventuel entre certains types de cancer et la proximité de mines d'uranium.

Deux études, l'une émanant d'un géographe limougeaud du Laboratoire de géographie physique et environnementale du CNRS, et l'autre du Groupement d'expertise pluraliste (GEP) sur les sites miniers d'uranium en Limousin, ont mis les autorités sanitaires en alerte.

«L’ARS estime légitimes les interrogations posées par ces études et considère qu'il y a suffisamment d'éléments pour se poser la question d'une corrélation ou non entre ces constatations», explique Jean Jaouen, de la Direction de la santé publique à l'ARS du Limousin.

La première étude met notamment en évidence un nombre anormalement élevé de cancers du rein (essentiellement) autour du bassin versant de la Gartempe (Haute-Vienne). «L’étude a consisté à superposer des éléments de données des cancers avec la cartographie des sites miniers, et certains secteurs ont été mis en relief par cette superposition. Il nous appartient d'établir si l'importante proportion de cancers dans ces secteurs est le fruit du hasard ou s'il y a une vraie corrélation», poursuit Jean Jaouen.

Les deux épidémiologistes qui seront chargés de la mission ont déjà été recrutés. Mais avant de lancer ce que Jean Jaouen qualifie «d'enquête de grande ampleur», l'ARS doit élaborer une méthodologie, «faute de quoi l'étude pourrait ne pas voir le jour», a-t-il précisé.



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