Mine de Salau: la justice suspend le survol par hélicoptère

Le 22 octobre 2018 par Romain Loury
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Pas de survol en hélicoptère non plus.
Pas de survol en hélicoptère non plus.

Nouvelle victoire judiciaire pour les opposants à la réouverture de la mine de Salau (Ariège): le tribunal administratif de Toulouse a suspendu un arrêté préfectoral autorisant la société Variscan Mines à survoler le site par hélicoptère.

Mardi 9 octobre, le tribunal administratif de Toulouse, saisi par la mairie de Couflens (commune sur laquelle se situe le hameau de Salau) et l’association Henri Pézerat, avait suspendu, en référé, un arrêté préfectoral autorisant Variscan Mines à de premiers travaux de mise en sécurité de la mine.

Deux jours plus tard, la société minière avait obtenu de la préfecture un autre arrêté, lui permettant de survoler la zone en hélicoptère, en vue de recherches géophysiques par mesure du magnétisme du sol. La décision avait suscité la colère des associations, d’autant que l’hélicoptère devait survoler le «Massif du Mont Valier», zone de protection spéciale-site Natura 2000 où nichent des gypaètes barbus.

Saisi par la mairie de Couflens, le Comité écologique ariégeois et la Ligue de protection des oiseaux (LPO), le tribunal administratif de Toulouse leur a de nouveau donné raison, en suspendant vendredi 19 octobre, toujours en référé, cet arrêté litigieux du 11 octobre. Selon les associations, «la capacité de la société Variscan et de la préfecture de l’Ariège à respecter l’environnement et la convention qu’ils ont signée pour l’exécution du permis de Couflens, perd encore de son crédit».



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