Mikawasima, la salmonelle qui monte

Le 11 décembre 2013 par Romain Loury
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Salmonella enterica, la salmonelle qui monte dans les charts.
Salmonella enterica, la salmonelle qui monte dans les charts.
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Une souche jusqu’alors assez rare de salmonelle, dénommée Mikawasima, a engendré un nombre anormalement élevé de cas en Europe depuis septembre, ont annoncé le centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) et l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) le 4 décembre.

Isolée pour la première fois, en 1967, sur des tortues de Turquie, Salmonella enterica du serovar Mikawasima semble avoir fait du chemin depuis. De manière toutefois assez discrète: dans l’UE, on recense seulement 671 cas humains survenus entre 2007 et 2012, la bactérie faisant montre d’un faible pour l’Espagne et le Royaume-Uni.

Or bien qu’à bas bruit, Mikawasima est en hausse constante depuis 2009. Depuis septembre dernier, elle se fait même encore plus hardie, avec 117 cas observés dans 6 pays européens jusqu’au 28 novembre dernier, ont annoncé l’ECDC et l’Efsa dans un communiqué commun. Bien plus que la moyenne de 18 cas observés jusqu’alors en octobre et en novembre sur l’ensemble de l’UE.

Pays le plus touché, le Royaume-Uni (75 cas) est suivi du Danemark (11 cas), de l’Allemagne (9 cas) et de la Suède (6 cas). La France et l’Espagne ont respectivement fait état de 7 cas et 9 cas, chiffres qui ne dépassent pas le niveau normal.

Une série toujours en cours

«Aucun cas n’a été rapporté au Royaume-Uni et au Danemark depuis le 1er novembre. D’autres pays en ayant recensé depuis cette date, on peut considérer que la série de cas est toujours en cours», considèrent l’ECDC et l’Efsa. Selon eux, cet épisode infectieux serait lié à «au moins une source de Mikawasima, commune à certains ou à tous les pays européens [concernés]».

Des études épidémiologiques se poursuivent afin de déterminer une éventuelle origine commune à ces salmonelloses. Ces dernières années, c’est avant tout chez le porc et le poulet qu’a été identifiée la bactérie lors de contrôles de routine, mais elle a aussi été isolée, plus rarement, sur des légumes et des fruits secs. Sur les aliments comme chez l’homme, la bactérie tend à devenir plus fréquente depuis 2010.



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