Mieux protéger le Sud-Est des inondations

Le 10 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Plus jamais ça ?
Plus jamais ça ?

Moins d’un an après la dernière inondation catastrophique ayant frappé le Var, deux sénateurs ont présenté leur rapport, mercredi 10 octobre. Louis Nègre et Pierre-Yves Collombat n’ont pas chômé. Impuissants témoins des «épisodes cévenols» qui ont ravagé le Var, en juin 2010 et novembre 2011, les sénateurs, respectivement, des Alpes-Maritimes et du Var ont chercher à tirer les leçons de ces deux événements dramatiques: 27 morts, plus de 2 milliards d’euros de dégâts.

«Lors de notre mission d’information, souligne Louis Nègre, nous sommes allés de surprise en surprise. D’abord, ce genre d’événements est aléatoire mais récurrent dans cette région. Ensuite, aucun événement de ce genre ne ressemble à un autre. Enfin, si les plans de prévention du risque inondation sont parfaits sur le papier, ils sont souvent difficiles à appliquer sur le terrain.»

Et son collègue du Var de poursuivre: «Au départ, nous voulions nous cantonner au Var, à l’arrivée nous proposons une refonte du dispositif français de lutte contre les inondations», souligne Pierre-Yves Collombat.

Au final, les deux sénateurs proposent une longue série de mesures pour améliorer la gestion de la crise et de la post-crise et mettre en œuvre une nouvelle politique de prévention de l’inondation.

Dans le premier cas, il s’agit essentiellement d’améliorer la prévision et l’alerte, d’adapter la direction des secours au terrain, de développer l’information des populations, de durcir les réseaux de communication, de recentrer le fonds Barnier sur la prévention active, d’obliger les propriétaires à s’assurer en excluant ceux ayant construit en zone rouge.

S’inspirant de l’exemple néerlandais (les plans Delta et Zuiderzee), les deux sénateurs promeuvent aussi une politique de prévention du risque soutenue par l’Etat mais élaborée par le terrain. «Il s’agit donc de substituer à un objectif de protection totale, jamais définie clairement, et à une gouvernance indéterminée et sans moyens suffisants, une politique d’aménagement territoriale aux objectifs précis, dotée de moyens financiers comme de gouvernance», indique le rapport.

Plus concrètement, la mission propose la création d’autorité de gestion de chaque bassin versant, dotée «d’un financement stable et pérenne, de nature fiscale.» Elle propose aussi de clarifier les compétences entre les nombreux opérateurs publics et privés. Ce qui pourrait être fait dans le cadre de la future loi de décentralisation.

La conception des plan de prévention du risque inondation (PPRI) devrait être revue, notamment en définissant un niveau de protection visé et en imposant une mise en conformité des plans locaux d’urbanisme aux PPRI. Last but not least, les deux élus veulent impliquer davantage la population dans l’élaboration de ces PPRI. Une tâche d’ampleur. Car, comme le rappelle Louis Nègre, «19.000 communes sont soumises à l’aléa inondation, en France».



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