Mieux penser les villes et préserver les forêts pour éviter les catastrophes naturelles

Le 14 octobre 2010 par Célia Fontaine
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 Le 13 octobre se tenait la journée internationale de la prévention des catastrophes. A cette occasion, l’Organisation des Nations unies (ONU) a envoyé un message clair : les villes connaissant une croissance/urbanisation rapide sont de plus en plus exposées aux catastrophes naturelles.

« Si les tremblements de terre, les inondations et les tempêtes étaient dévastateurs auparavant, ils le sont encore plus dans un monde de plus en plus dominé par la ville », a souligné Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU.

Villes construites sur des failles sismiques, sur des terrains exposés aux glissements de terrain, tempêtes et inondations, ou encore sur des zones côtières basses qui pourraient être touchées par l'élévation du niveau de la mer… autant de risques pour les vies humaines. 

« Depuis le début de l'année, plus de 236.000 personnes ont péri dans les catastrophes et près de 256 millions ont été affectées par des désastres naturels », selon les chiffres du Centre de recherche sur l'épidémiologie des catastrophes (Cred).

Les gouvernements, entrepreneurs et sociétés civiles sont donc appelés à aider les maires à rendre leurs villes plus sûres face aux catastrophes.

D’un point de vue économique, les pertes liées à des catastrophes sont également très importantes, et sont peu prises en charge par les assurances. « Au moins de juin 2010, les pertes liées à des catastrophes se chiffraient à 70 milliards de dollars (49,72 milliards d’euros), dont 22 milliards $ (15,62 milliards €) à la charge des assureurs », souligne l’ONU.

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), dans un communiqué du 13 octobre, rappelle quant à lui le rôle crucial des écosystèmes dans la réduction des conséquences des catastrophes naturelles. Meilleur est l’état de l’environnement, moins dévastateurs sont les désastres naturels.

L’exemple d’Haïti est à cet égard assez parlant. Avant le tremblement de terre de janvier 2010, l’environnement était déjà fortement dégradé et le niveau de déforestation élevé. A cause de l’érosion du sol, la population était donc très vulnérable aux inondations ou aux glissements de terrain.

Le Pnue souhaite que les services rendus par les forêts soient davantage pris en considération. Certains pays l’ont déjà compris, comme la Bolivie (dans la région Altiplano), la Chine, le Japon et la Suisse.

 



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