Micropolluants dans l’eau : « Il faut agir à la source »

Le 14 octobre 2010 par Célia Fontaine
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 Le plan national d’action contre la pollution des milieux aquatiques par les micropolluants pour la période 2010-2013 a été présenté, le 13 octobre, en conseil des ministres.

Présents à l'état de trace ou dans des proportions infimes dans les eaux usées, les micropolluants ont des origines diverses (résidus de médicaments, pesticides, produits chimiques industriels ou domestiques...) et sont susceptibles d'avoir une action toxique, même à faible dose. Certaines de ces substances peuvent avoir un impact sur les organismes aquatiques comme les poissons, les algues et les mollusques.

Des programmes de mesure sur les sites industriels de l’Hexagone ont été lancés, dès 2004, sous l'égide du ministère de l'écologie. Depuis, des recommandations ont été émises. Dans le cadre d'Amperes, programme lancé en 2006[1] pour une durée de trois ans, les concentrations des micropolluants ont été mesurées dans les eaux usées, en entrée et en sortie de stations d'épuration. Objectif : évaluer les capacités d'élimination des différentes technologies de traitement.

« La contamination des eaux est avérée : 21 % des rivières et 40 % des nappes souterraines sont en mauvais état chimique sur les paramètres de la directive-cadre sur l’eau », rappelle le ministère dans un communiqué du 14 octobre (voir aussi dans le JDLE).

La secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, insiste sur l’urgence à réduire les rejets des micropolluants. Pour cela, il convient « d’agir à la source sur les secteurs d’activité les plus contributeurs » et d’intervenir sur les milieux les plus dégradés.

La communication présentée en conseil des ministres préconise d'améliorer les programmes de surveillance des milieux et des rejets, « pour assurer la fiabilité et la comparabilité des données ». Un inventaire des émissions et rejets ponctuels et diffus des substances sera réalisé dans les deux ans, et dans ce but, la procédure d’agrément des laboratoires sera révisée.

Afin de réduire la teneur dans l’eau des micropolluants, « il faut agir à la source et réduire, voire supprimer les émissions et pertes de substances prioritaires d’ici 2021 », insiste le communiqué.

Le plan national prévoit de renforcer la veille prospective concernant les contaminations émergentes, afin de hiérarchiser les risques. L’Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) va contribuer au travail d’extension des listes de micropolluants.

A partir de 2011, des campagnes exploratoires ponctuelles seront lancées, dans les eaux souterraines comme dans les eaux superficielles, en prenant notamment en compte des substances nouvelles telles que les médicaments.

 



[1] Lancé par le Cemagref, Suez Environnement et l'université de Bordeaux I



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