Michel Rocard veut moins de touristes en Antarctique

Le 22 juin 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Ambassadeur chargé des négociations sur les pôles Arctique et Antarctique, Michel Rocard s'est inquiété, mardi 21 juin, à Buenos Aires de l'augmentation «vertigineuse» du tourisme en Antarctique. «Le problème qui pointe, c'est le tourisme: parti de zéro il y a 30 ans, il atteint les 55.000 personnes par an», a déclaré à la presse Michel Rocard, qui participe dans la capitale argentine à la 34e réunion consultative sur le traité de l'Antarctique.

Le tourisme «augmente de manière vertigineuse. Or il est polluant. Comment peut-on limiter la pollution qu’il engendre?», a poursuivi l’ancien ministre de l’agriculture, rappelant que les limitations déjà décidées pouvaient s'avérer insuffisantes.

Les signataires du traité s'étaient notamment engagés, en 2009, à limiter à 100 à la fois le nombre de personnes à terre.

L'ambassadeur a fait valoir que la France cherchait à élargir le nombre de pays ayant ratifié le traité de l'Antarctique. «Il y a beaucoup de gens pour faire le pronostic que nous aurons la pression pour lever l'interdiction des activités minéralogiques en Antarctique», a prévenu l'ancien premier secrétaire du parti socialiste. «Si la France a entrepris le combat pour renforcer l'autorité politique du traité en élargissant le nombre de gens qui l'ont ratifié, c'est précisément pour résister à cela», a-t-il dit.

Les pays signataires doivent fêter jeudi à Buenos Aires les 50 ans du traité de l'Antarctique. Un protocole au traité, relatif à la protection de l'environnement en Antarctique, avait été signé en 1991, alors que Michel Rocard occupait l’Hôtel Matignon. Il a fait de l'Antarctique une réserve naturelle.



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