Métaux lourds : les produits de la mer contrôlés

Le 25 janvier 2005 par Claire Avignon
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La réglementation européenne sur la contamination des métaux lourds dans les produits de la mer vient d'être modifiée par le réglement 72/2005 du 19 janvier 2005, avec l'ajout de poissons sur les listes à contrôler. Une surveillance qui passe en France par la Direction générale de l'alimentation (DGAL).

Dépendant du ministère de l'Agriculture, de l'alimentation, de la pêche et de la ruralité, cette direction est chargée de contrôler les concentrations de trois métaux lourds (mercure, cadmium et plomb) dans les produits de la mer, c'est-à-dire les poissons et les crustacés. Ainsi, les crustacés ne doivent pas dépasser une teneur supérieure à 0,5 milligramme de plomb par kilogramme de mollusque. «Nous procédons à deux types de contrôle, explique Stéphane Vaxelaire, attaché de presse de la DGAL.Certains contrôles sont inopinés, d'autres sont établis par des plans de surveillance. Chaque Etat membre a un quota obligatoire d'analyses pour chaque contaminant.» La plupart des contrôles aboutissent à des résultats inférieurs aux valeurs limite définies pour chaque espèce. «Nous n'avons pas de problème avec les métaux lourds, confirme Jean-Charles Fournier, chargé de mission au Comité national des pêches maritimes et des élevages marins. La DGAL effectue beaucoup plus de prélèvements sur trois toxines (ASP, PSP et DSP) pour lesquelles le risque sanitaire est réel. L'exemple des gisements de coquilles Saint-Jacques fermés dans la baie de Seine et la rade de Brest à cause de la toxine ASP l'illustre bien.»

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) peut aussi intervenir en contrôlant les produits de la mer importés et distribués en France. La Direction a mené une enquête lors du premier trimestre 2004 sur les crustacés et mollusques importés. Aucun des 49 échantillons, principalement des crevettes cuites, congelées ou en conserve, n'a dépassé les seuils préscrits à l'exception d'un échantillon d'encornets décongelés, avec une concentration de 1,2 mg/kg au lieu d'une teneur réglementaire inférieure à 1 mg/kg.

Cette valeur est imposée par la Commission européenne qui prend connaissance des résultats nationaux d'agences nationales du type Agence française de santé et de sécurité alimentaire (Afssa). «Nous réalisons des enquêtes où l'on évalue la fréquence à laquelle la population mange des produits de la mer, la portion etc., explique Jean-Luc Volatier, responsable de l'appui scientifique à l'évaluation des risques à l'Afssa. Après une batterie d'enquêtes, nous obtenons une valeur de contamination du poisson à ne pas dépasser.» Ces études se font soit sur la population générale, soit sur des populations à risque. «Par exemple, poursuit Jean-Luc Volatier, nous sommes en train de réaliser avec l'Institut national de recherches agronomiques (Inra) une enquête financée par la DGAL sur les populations fortement consommatrices de produits de la mer. Nous voulons nous assurer que les personnes qui suivent les recommandations du programme nutrition-santé, à savoir du poisson deux fois par semaine, ne risquent pas une contamination aux métaux lourds.» Ce type d'étude aboutit toutefois rarement à une réévaluation des valeurs limite. Les industriels de la transformation des produits de la mer n'opèrent pas de contrôle des concentrations en métaux lourds.




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