Mésothéliome: les professions à risque

Le 10 décembre 2004 par Loïc Chauveau
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Le mésothéliome pleural est la maladie due à l’inhalation de fibres d’amiante. L’Institut de veille sanitaire (Invs) vient de déterminer la hauteur du risque induit par l’exercice de certaines professions et les risques liée à l'exposition dans les secteurs économiques où ce matériau était utilisé.

L'enquête a été menée de 1998 à 2002 dans 19 départements. Les chercheurs se sont appuyés sur les données du Programme national de surveillance du mésothéliome (PNSM). 453 cas ont ainsi été répertoriés. Dans 80% des cas, il s'agit d'hommes âgés de 41 à 94 ans, le mésothéliome mettant des années à se déclarer après l'introduction des fibres dans les poumons. Le parcours professionnel de chaque malade a été pris en compte.

L'Invs a pu ainsi déterminer les métiers qu'ont exercé le plus souvent les malades. Chez les hommes, la profession de plombier-tuyauteur génère un risque 6,5 fois plus élevé de contracter un mésothéliome que pour tout autre métier. Les tôliers-chaudronniers arrivent en deuxième avec un risque 5,2 fois plus élevé tout comme les soudeurs-oxycoupeurs. Figurent encore dans cette liste de métiers à risques, les monteurs de charpentes et de structures métalliques et les ajusteurs-monteurs. Les secteurs d'activité où les risques de contracter la maladie sont les plus importants sont sans surprise ceux où l'amiante est le plus utilisé. Il s'agit de la construction et de la réparation navale, de la transformation et de la fabrication de produits contenant de l'amiante, de la métallurgie et du travail des métaux (chaudronnerie, fabrication de constructions métalliques), du bâtiment et travaux publics et plus particulièrement de la plomberie. Pour les femmes, seules les secrétaires présentent un excès de risque quantifiable. Une majorité de ces employées de bureau travaillaient dans le secteur de la chimie, du bâtiment et du secteur de la fabrication métallique. Les chercheurs soupçonnent une exposition passive sans pouvoir la prouver.

Pour l'Invs, il convient de renforcer la protection des salariés travaillant dans les secteurs à risques surtout dans les secteurs d'activité comme la construction métallique où l'utilisation de l'amiante persiste. Le PNSM prouve par ailleurs sa pertinence en apportant des données nouvelles de santé publique. On estime que 2.000 personnes mourraient tous les ans dans les prochaines années pour avoir été exposées à des fibres d'amiante.


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