Merkel croit possible une sortie du nucléaire en 10 ans

Le 23 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La chancelière allemande Angela Merkel a estimé, samedi 21 mai, que 2022 était «une bonne période» pour une sortie du nucléaire, sans se fixer néanmoins d'objectif de façon trop précise.
 
En marge d'une réunion du parti frère bavarois CSU des Unions Chrétiennes -la formation de la chancelière- à Andechs (sud), Angela Merkel a qualifié de «contribution importante» le scénario élaboré par le CSU fixant pour 2022 l'arrêt effectif des centrales allemandes.
 
La chancelière s'est toutefois donné encore un peu plus d'une semaine pour une position définitive. Le gouvernement doit définir sa stratégie sur l'atome d'ici début juin et adopter en conseil des ministres un projet de loi le 7 ou le 15 juin.
 
Cette décision pourrait accélérer la mutation industrielle de Siemens. Selon le quotidien allemand Handelsblatt, le groupe se prépare à abandonner le nucléaire. «En interne, la décision de principe d'un abandon du nucléaire a été prise», ont indiqué au journal des sources proches de l’entreprise.
 
Selon le quotidien, la décision sur la future stratégie nucléaire sera prise officiellement «au regard du Japon et de l'environnement mondial». Selon un porte-parole de Siemens, cité par le journal, seront prises en considération «les évolutions de la société et de la politique».
 
L'activité nucléaire ne correspond pas à la nouvelle image verte que le patron du groupe, Peter Löscher, veut impulser à Siemens, croit savoir le Handelsblatt.
 
La firme profite en tant que fournisseur de turbines à gaz, d’aérogénérateurs et de panneaux solaires de la nouvelle politique du gouvernement Merkel, qui depuis la catastrophe de Fukushima fait marche arrière sur l'atome.
 
Vendredi, Siemens avait indiqué vouloir «étudier» son projet d'alliance nucléaire avec le Russe Rosatom, à la lumière d'une décision d'un tribunal arbitral parisien lui interdisant de faire concurrence au Français Areva.
 
Siemens va devoir verser 648 millions d'euros à Areva, selon le verdict de ce tribunal appelé à trancher le contentieux portant sur la fin de leur alliance dans la société de réacteurs nucléaires Areva NP.
 
L'an dernier, le patron de Siemens avait été l'un des rares à ne pas signer une lettre ouverte du patronat allemand en faveur de l'énergie nucléaire, ce qui laissait déjà entendre que ce n'était plus là un axe prioritaire pour la société.
 
Filiale spécialisée de Siemens, KWU a construit 10 réacteurs à eau bouillante en Allemagne et en Autriche, une vingtaine de réacteurs à eau pressurisée en Allemagne, aux Pays-Bas, en Espagne, en Suisse, au Brésil. Elle avait lancé la construction de la centrale nucléaire iranienne de Busher, récemment achevée par la Russie. KWU a aussi construit deux réacteurs à eau lourde, à Niederaichbach (Allemagne) et à Atucha (Argentine).


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