Merkel annonce (presque) la sortie du charbon

Le 19 juillet 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Angela Merkel annonce une possible sortie de l'Allemagne du charbon.
Angela Merkel annonce une possible sortie de l'Allemagne du charbon.
ARD

En campagne électorale, la chancelière d’Allemagne annonce vouloir soutenir la transition énergétique des Lander charbonniers.

 

Coup de tonnerre dans l’été berlinois. Lors de la traditionnelle interview télévisée estivale, la chancelière d’Allemagne a esquissé, le 16 juillet, une sortie de l’Allemagne du charbon. Une sacrée nouvelle pour un pays qui en produit encore 900 millions de tonnes par an et donc 40% de l’électricité est générée par des centrales au lignite ou au charbon vapeur.

Dans l’entretien qu’elle a accordé à l’ARD, Angela Merkel indique vouloir aider la transition des Lander qui souhaiteraient passer du charbon aux énergies nouvelles. Cette position, précise-t-elle, fait d’ailleurs partie du programme de son parti, la CDU. «C’est ainsi que nous pouvons envisager la fin du charbon», conclut-elle.

Coalition noire-verte

Cette déclaration a deux objectifs. D’abord, séduire les Verts, qu’Angela Merkel pourrait intégrer dans une coalition gouvernementale après les élections législatives du 24 septembre prochain. Ces derniers exigent un arrêt des mines dès 2030 et une feuille de route précise. D’où l’importance de caresser les exécutifs régionaux concernés dans le sens du poil. Lesquels, fort logiquement, font monter les enchères.

Forcené. Jamais en retard d’un mauvais coup à porter au climat, le président américain a donné de nouvelles consignes. Par ses droits de vote dans les banques internationales de développement (Banque mondiale, par exemple), le ministère des finances US va désormais soutenir les projets de centrales au charbon dans les pays en développement. Une consigne qui vaut aussi pour l’administrateur américain du Fonds vert climatique.

Dernièrement, la Rhénanie-du-Nord – Westphalie et le Brandebourg ont annoncé vouloir revoir à la baisse leurs ambitions climatiques. De quoi, potentiellement, alourdir de 3,7 milliards de tonnes de CO2 le bilan carbone allemand, a calculé le WWF. Et d’empêcher ainsi la république fédérale d’atteindre ses objectifs européens de 2020.

Les deux tiers du chemin

Berlin s’est engagée à abattre de 40% ses émissions carbonées entre 1990 et 2020. Seuls les deux tiers du chemin ont été parcourus. Devant l’impossibilité d’améliorer rapidement les performances énergétiques du bâtiment ou des transports, l’administration Merkel n’a pas d’autre choix que de réduire les rejets carbonés de l’industrie lourde, production d’électricité en tête.

 



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