Mercure: les thons atlantiques moins contaminés

Le 14 novembre 2016 par Romain Loury
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Une baisse de 19% en 8 ans
Une baisse de 19% en 8 ans

Les émissions américaines de mercure baissent, la contamination des thons aussi: selon une étude publiée jeudi 10 novembre dans la revue Environmental Science & Technology, les thons rouges de l’Atlantique (Thunnus thynnus) ont vu leur teneur en mercure chuter de 19% entre 2004 et 2012.

Du fait d’un meilleur contrôle des émissions, notamment dans les centrales à charbon et via les produits de consommation, les émissions de mercure sont en baisse au niveau mondial, de 21% entre 1990 et 2010. Une tendance positive qui s’explique surtout par les efforts des Etats-Unis et de l’Europe, tandis que les émissions asiatiques sont quant à elles en forte hausse.

Dans l’ouest de l’Atlantique, zone dont la contamination par le mercure dépend surtout des émissions américaines, les effets biologiques sont déjà visibles: selon une étude publiée par l’équipe de Nicholas Fisher, de la Stony Brook University (Etat de New York), la contamination des thons rouges de l’Atlantique a diminué à grande vitesse entre 2004 et 2012.

Une baisse de 2% par an

Portant sur 1.292 individus pêchés dans le golfe du Maine (nord-est des Etats-Unis) et le golfe du Saint-Laurent (Canada), la baisse serait de 19% sur cette période, soit environ 2% par an. Selon d’autres études, la concentration atmosphérique de mercure au-dessus de l’Atlantique a quant à elle diminué de 2,5% par an entre 1990 et 2009, tandis que sa présence dans l’eau a baissé de 4,3% par an.

Outre l’amélioration pour la faune marine, c’est une bonne nouvelle pour le consommateur, pour lequel le thon constitue l’apport majeur de mercure, métal lourd hautement toxique. Avec d’autres poissons prédateurs sauvages, le thon fait d’ailleurs partie de ceux dont l’Anses[i] a conseillé, en 2013, une limitation de la consommation aux femmes enceintes, allaitantes et aux enfants de moins de 3 ans.

Si la situation s’améliore dans l’Atlantique, elle empire dans le Pacifique –d’où est originaire le thon albacore que l’on trouve dans nos sushis. Du fait d’émissions asiatiques en forte hausse, la concentration des thons en mercure a fortement augmenté depuis la fin des années 1990, à raison de 3,8% par an.



[i] Agence nationale de l’alimentation, de l’environnement et du travail

 



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