Mercure dans les baleines, risqué ?

Le 30 août 2010 par Thérèse Rosset
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Le temps presse selon les associations qui luttent contre la chasse à la baleine. Dix d’entre elles, dont Campaign Whale et WDCS (Whale and Dolphin Conservation Society), incitent la Commission baleinière internationale (IWC en anglais) à encourager l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à interdire la consommation humaine de viande de cétacés.

Pour les observateurs, il s’agit là d’un nouvel angle d’attaque de la chasse à la baleine. Pour les associations, il s’agit de protéger, officiellement, la santé humaine en interdisant la consommation de viande de baleine, contaminée, selon elles, par du mercure. Situés en fin de chaîne trophique, les cétacés (notamment les odontocètes) concentrent les pollutions accumulées par leurs proies, du petit poisson au calmar géant.

Les associations de protection de la baleine attendent que l’OMS édicte des recommandations quant au risque de consommation de viande baleinière. Un document d’orientation stratégique fait le point sur ce métal lourd qui « finit par s’accumuler dans les sédiments des fonds lacustres où il se transforme en un dérivé organique plus toxique, le méthylmercure, lequel s’accumule à son tour dans les tissus des poissons », note le rapport de l’OMS.

Une étude publiée en juillet dernier par l’organisation Ocean Alliance a relevé du mercure dans la peau de 340 cachalots sur les 343 analysés dans toutes les mers du globe, - les cétacés de Méditerranée présentant d’ailleurs un plus fort taux de contamination que les autres. Et les scientifiques craignent que les niveaux de mercure soient plus importants dans les organes internes qu’à la surface de la peau.



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