Mer: la pêche dans les filets des candidats

Le 18 avril 2017 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Propositions et ratés entre candidats
Propositions et ratés entre candidats

Si la protection des ressources en eau est l’une des grandes absentes de la campagne, les océans sont davantage présents dans les programmes, pour des raisons essentiellement économiques.

 

Pour Jean-Luc Mélenchon, la mer représente avant tout un champ de croissance économique. «La France est une puissance maritime qui s’ignore», résume-t-il. Son «plan Mer» envisage la création de 300.000 emplois dans le secteur, qui viennent s’ajouter aux 300.00 existants (tourisme, pêche et transports). Il souhaite relancer les aides au renouvellement de la flotte pour les navires de plus de 30 ans (commerce, pêche et plaisance) afin de favoriser la fabrication et le démantèlement de navires sur le sol français.

 

Peu de propositions contre la surpêche

Logiquement, le leader de la France insoumise rejette la «marchandisation» de la politique européenne des quotas de pêche au profit de quotas pluriannuels permettant une gestion durable des ressources halieutiques (comme Emmanuel Macron). Autre proposition: «mettre fin au chalutage profond», déjà interdit dans les eaux européennes au-delà de 800 mètres de profondeur.

Plus flou, Emmanuel Macron suggère de lancer un programme décennal dédié à l’exploration et à la valorisation des océans, de développer la polyactivité des professionnels de la pêche et de l’aquaculture et de favoriser la recherche marine.

Encore plus imprécis, François Fillon se contente de proposer un plan de protection des océans face à la pêche intensive tandis que Marine le Pen souhaite un grand ministère de la mer et de l’Outre-mer.

 

Régies publiques de l’eau

Jean-Luc Mélenchon est aussi l’un de rares candidats à s’être aventuré dans les rivières. Il propose de «lancer des programmes de dépollution des cours d’eau et des océans» et de favoriser la création de régies publiques de l’eau au niveau local. Benoît Hamon, lui, veut inscrire la protection de l’eau, comme de l’air, des sols et de la biodiversité dans la Constitution.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus