Menaces sur les mers

Le 20 octobre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La conférence de Nagoya a déclenché une véritable avalanche de rapports sur l’érosion de la biodiversité. La dernière étude en date n’est pas la moindre. Publiée ce mercredi 20 octobre par le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), le Marine Biodiversity Assessment and Outlook brosse en une soixantaine de pages un portrait dramatique de l’état de nos mers et de nos océans.

Rappelant que ces biotopes couvrent 72 % de la surface de la planète, le rapport du Pnue estime que, sans un bouleversement de nos modes de vie, de transport, de consommation, « la biodiversité marine se dégradera significativement dans les 20 prochaines années. Ce qui aura d’importantes conséquences pour les ressources mais aussi pour la sécurité physique des nations côtières ». Les rédacteurs considèrent que dans la plupart des régions, le pic de pêche a été atteint entre les années 1980 et 2000. En conséquence, « il n’est plus possible, dans la plupart des cas, d’augmenter les prélèvements ».

Reflet de la mondialisation des échanges, le développement du transport maritime n’est pas sans poser des problèmes à l’environnement marin. Les risques de marée noire, notamment, se multiplient dans les zones de trafic intense, comme en mer Rouge ou dans les détroits d’Asie du Sud-Est. Les mers fermées, telle la mer Noire, souffrent des déversements chroniques de déchets des navires, des dégazages.

Si l’Atlantique du Nord-Est a vu diminuer les rejets d’azote et de phosphore d’origine agricole, ces progrès sont rares. Selon le rapport, les zones touchées par les blooms algaux générés par de trop grandes quantités de nutriments d’origine agricole n’ont cessé de se développer depuis les années 1960. Elles couvrent désormais une surface de 246.000 kilomètres carrés, soit la moitié de la France. Les régions les plus gravement touchées étant la mer Rouge et le nord du golfe du Mexique, à proximité de l’embouchure du Mississipi.

Le changement climatique n’améliorera pas les choses. Sous le double effet de la hausse de la température de l’eau et de son acidification, la mer devrait petit à petit voir disparaître les barrières de corail.

Certes, soulignent les rapporteurs, la mer commence à être protégée. Les réserves et parcs nationaux couvrent désormais 1,17 % de la surface de la Grande bleue et 4,32 % de la surface des plateaux continentaux. Mais on est encore loin des 10 % annoncés lors de la conférence sur la biodiversité de 2004.



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