Menaces sur les finances climatiques des pays industrialisés

Le 18 novembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Deux semaines avant l’ouverture du sommet de Durban, nombre d’observateurs craignent les répercussions de la crise financière sur les financements climatiques. Une étude d’Oxford Economics, réalisée pour le compte d’Ernst & Young, fait le point sur la situation.
 
Publié jeudi 17 novembre, ce rapport rappelle que, contrairement à bien des idées reçues, les pays industrialisés investissent des sommes non négligeables dans la lutte contre le changement climatique. En 2010, précisent les consultants, les économies majeures de l’OCDE (Etats-Unis, Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Espagne, Corée du sud, Australie, Japon) et l’Afrique du Sud ont consacré 85,6 milliards de dollars (63,08 milliards d’euros) à la réduction des émissions de GES ou à l’adaptation.
 
Comme pour les emprunts internationaux, le «spread» entre la France et l’Allemagne est d’ailleurs conséquent. Avec un budget de 17,24 Md€ (soit 1,6% des dépenses publiques), Berlin est le premier contributeur mondial au refroidissement climatique. Paris ne peut aligner que 7,59 Md€, soit 0,7% des dépenses publiques.
 
L’avenir ne s’annonce pas sous les meilleurs augures. Au regard des engagements pris à Copenhague et à Cancun, les pays les plus industrialisés doivent concourir au financement du fonds vert et réaliser maints investissements pour réduire leurs émissions. Or, estiment les analystes, avec les mesures d’austérité annoncées ces derniers mois dans l’Eurozone, il manquera entre 16,58 et 33,16 Md€, en 2015. A elle seule, annonce Ernst & Young, l’Espagne devrait ainsi diminuer de 5,1 Md€ ses dépenses climatiques entre 2011 et 2015.


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