Menaces sur le parc national de la Réunion

Le 26 octobre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Environ 350 hectares de forêt sont partis en fumée à la suite de plusieurs incendies volontaires.
Le site se situe au cœur du parc national de la Réunion, classé l’an dernier au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

Plus de 400 pompiers, agents de l’ONF, gendarmes et militaires, ainsi que 4 hélicoptères (qui seront portés à 6 jeudi) dont 3 bombardiers d’eau, ont été mobilisés pour tenter de circonscrire le sinistre.

«Cela va probablement durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines», a déclaré à l’AFP le directeur de cabinet du préfet de la Réunion, Benoît Huber.

Le front principal des incendies s’étendait sur environ 7 kilomètres en fin d’après-midi, dans une zone inaccessible, sur les hauteurs de l'ouest de l'île, où abondent des espèces endémiques dont des fougères rares et des bois de couleur.
 
Selon des agents du parc national et de l’ONF, 11 espe?ces remarquables, dont 2 ende?miques ont e?te? touche?es sur les 18 stations (lieux dans lesquels des espe?ces indige?nes ou ende?miques ont e?te? recense?es pre?ce?demment) situe?es sur la zone.
 
Parmi les espèces menacées par les flammes, citons: la campanule de Rivalz (Heterochaenia rivalsii), la Marguerite des pe?trels (Faujasia squamosa), des fougères rares, le petit maïs (Habenaria chloroleuca), une ortie (Parietara debilis).
 
Le feu, démarré mardi 24 octobre, a pris de l’ampleur dans la nuit, attisé par un vent violent. L’origine volontaire ne fait aucun doute, a indiqué Benoît Huber, 6 départs de feu ayant été relevés mardi entre 15 heures et 16h30, à des endroits différents.
 
Deux d’entre eux, allumés aux alentours de Grande Chaloupe, menacent directement la zone de cœur du parc. Une reconnaissance de terrain menée par des agents du parc, du de?partement et du Conservatoire du littoral, est en cours. Sont potentiellement menace?es les reliques de fore?t semi-se?che, l’un des habitats naturels les plus rares sur l’i?le, rappelle le Journal de l’île de la Réunion.
 
Les 350 ha de forêt déjà détruits se trouvent dans une zone s'étendant sur 700 ha, selon la préfecture.
Des renforts d'une soixantaine d'hommes appartenant à l'unité d'intervention héliportée de Brignolles (Var), demandés par le préfet, doivent arriver de métropole jeudi et seront opérationnels en fin de matinée.
En octobre 2010, plus de 800 ha de forêt avaient été détruits dans la même zone en 12 jours. Un avion bombardier d'eau Dash-8 avait été acheminé de métropole pour venir à bout de l’incendie.
 


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