Menaces sur le paquet Energie-climat

Le 21 février 2008 par Enerpresse
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Avec la publication récente de son projet de paquet Energie-climat, la Commission entend donner un cadre permettant à l’UE de réduire de 20% son impact climatique d’ici 2020. Si l’objectif n’est plus guère combattu, les moyens proposés par Bruxelles ne sont pas encore consensuels.

De nombreuses voix (gouvernements français et belge, représentants du patronat, etc.) se sont élevées contre le projet de directive sur les énergies renouvelables (ENR). Toutefois, le plus gros écueil n’est peut-être pas à chercher dans les contestations, mais dans les usines. Devant aujourd’hui convertir les objectifs nationaux de réduction d’émissions en investissements sonnants et trébuchants, les énergéticiens se font des cheveux blancs. «En Europe, les constructeurs ne peuvent plus livrer une centrale électrique faiblement émettrice de CO2 avant 2015», s’inquiétait, jeudi 14 février, François Giger, chef de la mission Stratégie et valorisation d’EDF.

Dans l’éolien, la situation ne semble pas meilleure. Alors que l’administration Brown estime qu’il faudra ériger 12.000 turbines (dont 7.000 en mer) en 12 ans, personne ne sait où trouver une telle forêt d’éoliennes. Sollicité par les énergéticiens britanniques, Siemens avoue ne pas pouvoir satisfaire de nouvelles demandes avant... 2012. «Il y a une liste d’attente», reconnaît-on chez NPower. Pris de court par la marche forcée européenne, les industriels du vieux monde n’ont pas anticipé la forte hausse de la demande. Pour tenter de faire sauter le goulot d’étranglement, la British Wind Energy Association (BWEA) préconise que le gouvernement britannique incite les constructeurs d’aérogénérateurs allemands, espagnols, danois ou suédois à installer des usines directement au Royaume-Uni. Ce qui ne sera pas simple, tant ces industriels sont obnubilés par les perspectives offertes par les marchés américain et chinois.

De plus, l’accroissement de la capacité de production d’éoliennes ne suffira pas. La Grande-Bretagne, rappelait The Guardian le 15 février, ne dispose pas de suffisamment de grands ports pour servir de base à l’éolien offshore. D’autre part, la flotte britannique de navires spécialisés ne compte, pour le moment, que deux navires. Or, il faut bien trois ans pour construire un bateau d’une telle complexité.


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