Menace sur l’approvisionnement en gaz naturel

Le 10 décembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Gazprom va accroître ses exportations vers l'Union européenne.
Gazprom va accroître ses exportations vers l'Union européenne.
Gazprom

Depuis le début de l’été, le gestionnaire du réseau de transport de gaz (GRTgaz) tire la sonnette d’alarme. Si l’hiver 2013-2014 s’avère trop rigoureux ou trop long (et que dire si les deux phénomènes se conjuguent), l’approvisionnement de tous les abonnés pourrait être difficile. La menace ne doit pas être prise à la légère. Car le gestionnaire l’a renouvelée à trois reprises depuis le mois de juin.

 

Le 7 novembre dernier, la filiale de GDF Suez rappelait la situation: «Les quantités de GNL alimentant les terminaux méthaniers français sont plus faibles que les années précédentes, particulièrement à Montoir-de-Bretagne, et les capacités souscrites sur les stockages souterrains s’avèrent en baisse par rapport aux années précédentes».

 

Pas assez de gaz liquéfié en provenance des ports méthaniers, plus assez de réserve dans les cavités souterraines. La situation devient préoccupante. Et ne s’améliore pas.

 

Le 29 novembre, GRTgaz soulignait une congestion de ses ouvrages, situées dans le sud du pays, «en raison de la conjugaison d’un trop faible flux de GNL à Fos au regard du niveau de consommation et d’un flux important vers Transport et Infrastructures Gaz France (TIGF) et l’Espagne».

 

De tels embouteillages pourraient également se produire dans le nord, en raison du déséquilibre existant entre les approvisionnements du terminal méthanier de Montoire-de-Bretagne (Loire-Atlantique), peu alimenté, et les points d’entrée de Dunkerque et Taisnières-sur-Hon (Nord) et Obergailbach (Moselle).

 

C’est dans ce difficile contexte que le Journal officiel publie, ce 10 décembre, l’arrêté du 28 novembre 2013 portant adoption du plan d'urgence gaz. Transposition en droit français du règlement européen n° 994/2010, ce texte vise à garantir la sécurité d’approvisionnement en gaz du territoire.

 

Plus précisément, il organise la gestion d’une éventuelle pénurie, en cas de rupture d’approvisionnement, de défaillance d’un important fournisseur, de participation de la France au soutien énergétique d’un pays voisin, voire d‘un «épisode climatique exceptionnel, tel que l'équilibre entre l'offre et la demande du marché français n'est plus assuré par les obligations faites aux entreprise». Nous y sommes presque.

 

Déclenché par le ministre en charge de l’énergie, ou par le directeur général de l’énergie et du climat, ce plan d’urgence impose différentes mesures, selon la gravité de la situation, allant de la demande de modération de la consommation jusqu’à des délestages (locaux ou nationaux), comparables aux coupures tournantes pour l’électricité.

 

De son côté, Gazprom, le plus gros producteur mondial de gaz naturel, annonce une forte hausse de ses exportations de molécules vers les pays de l’Union européenne, pour les prochains mois.

 

Un peu plus de 9.100 communes françaises sont desservies en gaz naturel, ce qui permet à 76% de la population française d’y avoir accès.



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