Même l’Allemagne réduit ses émissions de CO2

Le 01 avril 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Avec 37 Mt émises en 2014, la centrale de Belchatow est la plus grosse émettrice de CO2 d'Europe.
Avec 37 Mt émises en 2014, la centrale de Belchatow est la plus grosse émettrice de CO2 d'Europe.

Un drame. Les pourfendeurs de l’Energiewende vont devoir changer leur argumentaire. Car contrairement aux années passées, la transition énergétique allemande n’alourdit plus le bilan carbone allemand, mais l’allège.

Dans un communiqué mis en ligne mardi 31 mars, l’agence fédérale de l’environnement (Umwelt Bundesamt) annonce une baisse de 4,8% des émissions de CO2 entre 2013 et 2014. L’an passé, notre grand voisin a rejeté 800 millions de tonnes de gaz carbonique tout rond. Cette déflation touche tous les gaz à effet de serre: 912 Mt équivalent CO2 ont été expédiées dans l’atmosphère l’an dernier, contre 953 Mt téq.CO2 en 2013 (-4,3%).

Selon un calcul réalisé par Carbon Market Data, les installations soumises à l'ETS auraient, collectivité, réduit de 4,4% leurs émissiosn de GES entre 2013 et 2014.

Cette bonne performance est largement imputable à la douceur de l’hiver et du printemps. La clémence météo a d’ailleurs profité à d’autres pays: l’an passé[1], le Royaume-Uni a ainsi réussi l’exploit de faire chuter de 9,2% ses émissions carbonées.

Mais la météo n’est pas tout. Dans les deux cas, les renouvelables prennent une part croissante dans le bouquet énergétique. En Allemagne, éolien, hydraulique et photovoltaïque ont produit 27,8% de l’électricité consommée en 2014, contre 6,2% en 2000. Outre-Manche, les ENR ont généré 15% du courant consommé en 2014, contre moins de 3% au début du siècle.

Pour autant, les deux pays ont encore du pain sur la planche. Berlin doit encore réduire, structurellement, ses émissions de 18% d’ici 2020 pour atteindre son objectif légal (-40% entre 1990 et 2020). Le Royaume-Uni, lui, s’est fixé des budgets carbone quinquennaux (idée reprise par le projet de loi français sur la transition énergétique). En 2014, Londres a quasiment atteint le but fixé pour la fin du budget 2013-2017. Pour satisfaire aux exigences du budget carbone suivant (2018-2022), les Britanniques devront, en moyenne, réduire de 10% leurs rejets de GES.



[1] A noter, qu’en 2014, le PNB allemand a progressé de 1,5% quand celui du Royaume-Uni bondissait de 2,6%.

 



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