Méditerranée: fin 2019, un rapport climat sur le modèle du Giec

Le 22 octobre 2018 par Romain Loury
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La Méditerranée, zone vulnérable
La Méditerranée, zone vulnérable
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Les pays bordant la mer Méditerranée sont particulièrement menacés par le réchauffement climatique, que ce soit pour leur accès à l’eau, leur sécurité alimentaire ou la santé des populations. Une analyse complète de ces risques, menée par un consortium de chercheurs selon le modèle des rapports du Giec, devrait être publiée fin 2019.

La région méditerranéenne se réchauffe plus que le reste de la planète: au lieu d’une hausse de 1°C depuis l’ère préindustrielle (moyenne mondiale), elle enregistre déjà une augmentation de 1,4°C. Et si, de manière très hypothétique, l’objectif de maintenir la température mondiale moyenne à +1,5°C était tenu, la Méditerranée se situerait quant à elle à +2,2°C.

Dans un article publié lundi 22 octobre dans Nature Climate Change, 15 chercheurs issus de pays méditerranéens énoncent plusieurs risques qui guettent la région: accès à l’eau toujours plus difficile, dégradation des écosystèmes, baisse de la production alimentaire (avec les risques géopolitiques que cela engendre), mais aussi menaces sur la santé publique –qu’elles soient liées à la chaleur, aux évènements climatiques extrêmes ou aux maladies émergentes.

Une région plus vulnérable que d’autres

Alors que les évaluations du groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) sont mondiales, il est difficile de déterminer quels seront les impacts pour des régions particulières, comme la Méditerranée. Selon les auteurs de l’article, «la mise à l’échelle de tendances mondiales à un niveau régional pourrait considérablement sous-estimer les impacts, du seul fait que la hausse des températures et des sécheresses survient plus rapidement dans la région méditerranéenne. D’autre part, la situation socio-économique et politique devient toujours plus instable dans plusieurs pays, ce qui va réduire la possibilité de coordination entre Etats, et donc affaiblir la capacité d’adaptation au changement».

Telles sont les raisons, selon les chercheurs, pour lesquelles la région méditerranéenne a besoin de son propre rapport d’évaluation des risques. Pour cela, un «Giec de la Méditerranée», dénommé MedECC (Mediterranean Experts on Climate and Environmental Change), a été mis en place en 2015, regroupant environ 400 chercheurs issus de pays bordant cette mer. Un premier rapport, assorti d’un résumé pour les décideurs, devrait voir le jour fin 2019.



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