Mauvaises passes pour les opposants à Notre-Dame-des-Landes

Le 18 juin 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les pelleteuses sont plus très loin.
Les pelleteuses sont plus très loin.

Il ne sera pas dit que les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes gâcheront la fête biannuelle de l’aviation, au salon du Bourget.

Mercredi 17 juin, la Cour de cassation a validé les ordonnances prononçant l'expropriation de 39 propriétaires et exploitants agricoles, dont les terrains seront grignotés par la future plate-forme aéroportuaire.

Dans la matinée de ce 18 juin, le rapporteur public demandait au tribunal administratif de Nantes de rejeter les 17 requêtes déposées par les opposants au projet d'aéroport, visant à faire annuler 5 arrêtés préfectoraux autorisant le début des travaux.

Le magistrat a estimé que le projet ne présentait pas d'atteinte environnementale majeure et qu'il y avait au contraire des «raisons impératives d'intérêt public à l'aménagement d'un nouvel aéroport», en raison notamment de la saturation à venir de l'actuelle plate-forme Nantes-Atlantique et des nuisances sonores conséquentes dues au survol du centre-ville, rapporte l’AFP.

Le tribunal administratif a mis ses jugements en délibéré au 17 juillet.

Les requérants avaient mis en avant les «lacunes» et les «violations» dans le volet environnemental du projet qui bafoue, selon eux, la règlementation en vigueur.

Au cœur de leur argumentation: deux rapports scientifiques, publiés au printemps 2013 et en février 2015, dénoncent l'insuffisance des mesures compensatoires écologiques prévues par les arrêtés dits «loi sur l'eau» et «espèces protégées».

Ces arrêtés, pris par le préfet de Loire-Atlantique le 20 décembre 2013, autorisent le concessionnaire du futur site de 1.650 hectares, Aéroport du Grand Ouest (AGO) à détruire les zones humides et la centaine d’espèces protégées ou à les déplacer, pour aménager et exploiter la future plate-forme aéroportuaire et la future desserte routière de l'aéroport.

Le rapporteur public a également demandé le rejet de 4 autres requêtes dirigées contre un 5e arrêté préfectoral, signé le 5 août 2013, qui déclarait d'utilité publique les travaux d'aménagement et de sécurisation des voies existantes autour du futur site.



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