Matignon milite pour le développement des «nanotec»

Le 08 novembre 2011 par Geneviève De Lacour
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«Nous pensons qu’il est important de continuer à développer les nanotechnologies tout en prenant en compte les risques sanitaires.» Vincent Chriqui, directeur général du Centre d’analyse stratégique (CAS), milite pour un «développement responsable des nanotechnologies», en tenant compte «des attentes et des besoins de la société».

Mais pour cela, le CAS recommande, dans une note d’analyse présentée aujourd’hui 8 novembre, de définir un plan d’action au niveau national, coordonnant les actions interministérielles. Il souhaite également favoriser le développement d’un observatoire européen du développement des nanotechnologies et de leurs différents impacts. Cet observatoire permanent permettrait d’évaluer en continu les critères techniques, environnementaux et sanitaires, éthiques et sociétaux des nano.

Il propose ensuite la mise en place d’un «Giec des nano» permettant d’alimenter les processus de concertation et de décision à l’échelle internationale.

Troisième point abordé par le CAS: la nécessaire association du public et de l’ensemble des parties prenantes en amont et tout au long du développement des nanotechnologies.

Autre point important: le développement d’une «filière intégrée» des nanotechnologies. Pour cela le service du Premier ministre souhaite une meilleure collaboration entre la recherche et le secteur industriel «pour intégrer dès la phase de recherche les questions de potentiels d’industrialisation».

Last but not least: la prévention des risques sanitaires et environnementaux. Le Cas évoque trois axes: la stabilisation des matériaux dès leur conception, la mesure et la traçabilité des nanoparticules et enfin la maîtrise de l’exposition.

«Chaque matériau est susceptible de présenter une toxicité qui lui est propre. Ceci impliquerait d’étudier chaque matériau produit au cas par cas. Or cette approche n’est pas soutenable», précise le rapport. «Chaque innovation présente des risques», complète Vincent Chriqui, «dans le cas des nano, la traçabilité est essentielle».

Le successeur du Commissariat général du plan propose également de développer des approches visant à minimiser la toxicité et les risques d’exposition dès la conception du produit et non pas «en bout de chaine».

Interrogés sur la date de publication du décret Nano (voir JDLE) -qui couvre justement ces questions de traçabilité, de mesure des matériaux, etc.-, les représentants du Centre d’analyse stratégique ont déclaré n’avoir aucune information à ce sujet.

Quant à la définition européenne des nanomatériaux rendue publique le 18 octobre dernier (voir JDLE), le CAS a confirmé que la définition qui sera proposée dans le décret français tant attendu ne sera pas celle de l’Europe.

 
 


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