Marisol Touraine s’attaque (enfin) à la cigarette électronique

Le 05 mars 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Des cigarettes riches en produits toxiques.
Des cigarettes riches en produits toxiques.

La ministre de la santé a annoncé, mardi 5 mars, avoir commandé une enquête sur les risques potentiels de l’utilisation de la cigarette électronique.

«J'ai demandé à mes services de me dire très précisément de quel type de produit il s'agit», a indiqué Marisol Touraine, interrogée sur France Info. «Est-ce qu'on peut considérer qu'il s'agit d'un produit de grande consommation? Est-ce que c'est un dispositif médical? Quelles sont les caractéristiques de ce produit?», a poursuivi la ministre.

Ces questions peuvent surprendre. Car l’étude a déjà été menée par l'Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé (Afssaps, devenue ANSM depuis), l’année passée.

Dans une note publiée en mai 2011, l'ex-Afssaps se montrait particulièrement critique vis-à-vis de cette alternative à la cigarette. L’agence rappelait notamment que les solutions de recharge contiennent des solvants potentiellement toxiques. Certaines contiennent aussi des concentrations non négligeables de nicotine, substance «classée substance très dangereuse par l'OMS». «Les solutions de recharge 'e-liquides' contiennent des quantités de nicotine plus ou moins importantes et même pour les concentrations inférieures à 20 milligrammes par millilitre, elles peuvent conduire à des effets indésirables graves, notamment chez les enfants, en cas d’exposition cutanée ou orale accidentelle», indiquent les auteurs de la note.

La cigarette électronique reproduit la forme d’une cigarette classique. La partie «tabac» présente à son extrémité une diode simulant visuellement la combustion, et à l'autre extrémité une résistance qui plonge dans la partie «filtre». Des flacons de liquides, composés de propylène glycol ou de glycérol, de divers arômes et éventuellement de nicotine, permettent de recharger la cartouche usagée. Lors de l'aspiration, la solution présente dans la cartouche s’échauffe et la vapeur produite est inhalée par l'utilisateur. «Comme pour la cigarette classique, consommer des cigarettes électroniques peut induire une dépendance, quelle que soit la quantité de nicotine présente», estiment l'ex-Afssaps qui, en toute logique, recommandait «de ne pas consommer ce type de produit».



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