Marée noire : le pétrole toujours sous l’eau ?

Le 17 août 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La contestation des chiffres officiels de la marée noire ne faiblit pas. Quelque jours à peine après une première salve lancée contre le rapport publié, le 5 août, par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), la colère gronde toujours chez les océanographes. Dans une note de 5 pages, 5 chercheurs de l’université de Géorgie dénoncent la version heureuse donnée par la NOAA concernant la fin de l’accident.


Dans son rapport, l’administration en charge des océans et de la météorologie affirmait que le quart des hydrocarbures relâchés par le puits endommagé de BP s’étaient dissous ou évaporé, 16 % « naturellement dispersés », 8 % avaient été dispersés par des produits chimiques, 3 % récupérés par des navires spécialisés et 5 % brûlés. Et que 17 % de l’or noir avaient été pompés grâce à l’entonnoir installé par BP. On serait donc sans nouvelles de « seulement » 26 % des polluants.


Faux, répond l’équipe de Chuck Hopkinson qui rappelle que « dispersé » ne signifie pas que le pétrole « a disparu et qu’il ne représente plus une menace pour l’écosystème. » Pour les 5 océanographes [1], les trois quarts du pétrole éjectés par le puits Macondo se trouvent encore sous la surface de l’eau dans le golfe du Mexique.


Ne comptabilisant que le brut effectivement répandu dans la mer (sans intégrer l’huile captée directement par l’entonnoir de BP, ce que fait la NOAA, ndlr), le quintet estime que 7 à 12 % des hydrocarbures se sont effectivement évaporés et que 4 à 8 % ont été dégradés par les bactéries marines. Se rapprochant des chiffres officiels, ils considèrent aussi que 4 % de l’huile ont été effectivement écrémés et 6 % brûlés. Restent donc, selon les versions, entre 70 et 79 % du brut effectivement relâché par le puits MC 252 dont on ne trouverait plus trace, soit entre 2,9 et 3,2 millions de barils (460 à 508 millions de litres).



[1] dont Samantha Joye, professeure de sciences marines à l’université de Georgia (Athens) et Chuck Hopkinson, scientifique à l’université de Georgia



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