Marée noire: la liste des déboires s’allonge pour BP

Le 21 juillet 2010 par Sabine Casalonga
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Alors que BP entame ce mercredi 21 juillet des discussions avec le gouvernement américain sur une nouvelle stratégie (« static kill » ) visant à injecter des boues pour obstruer le puits à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique, le pétrolier britannique a reconnu avoir manipulé des images sur son site internet.

BP a été autorisé à prolonger de 24 heures ses tests de résistance effectués depuis la mise en service jeudi 16 juillet du nouveau dôme de confinement (voir le JDLE), malgré la découverte de cinq petites fuites autour du puits. « Nous n'avons rien trouvé qui puisse avoir des conséquences pour l'intégrité de la tête de puits à ce jour », a déclaré mardi à la presse Thad Allen, chargé de la coordination des opérations.

La stratégie « static kill » pourrait optimiser les chances de succès du puits secondaire, en cours d’achèvement, qui rejoindra fin juillet le puits principal à 4.000m sous le fond marin, selon BP.

Parallèlement, BP a admis aujourd’hui avoir utilisé le logiciel Photoshop pour modifier des images sur son site internet afin d’exagérer l’activité de son centre de commandement de Houston en charge de la marée noire, le 16 juillet. Les images montraient des employés contrôlant sur 10 écrans vidéo des images sous-marines, alors que trois de ces écrans étaient vierges sur les images d'origine (non trafiquées).

Depuis lundi, BP a remis en ligne les images d’origine après qu’un bloggeur a dévoilé la manipulation. Le porte-parole du pétrolier britannique a indiqué que le photographe à l’origine de la retouche des images aurait agit « sans intention malhonnête ».

Autre déboire pour BP. Un de ses employés qui travaillait sur le puits à l'origine de la marée noire a affirmé mardi 20 juillet qu'il avait signalé à sa hiérarchie une fuite de fluide hydraulique sur un dispositif de sécurité essentiel plusieurs semaines avant l'explosion. Les enquêteurs du gouvernement tentent de savoir si le groupe britannique aurait pu éviter la déflagration qui a tué onze ouvriers le 20 avril et marqué le début de la marée noire.



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