Marée noire: des impacts aussi sur la santé

Le 30 juillet 2010 par Sabine Casalonga
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Les opérations de lutte contre la marée noire dans le golfe du Mexique auraient causé 186 accidents et 80 maladies chez les travailleurs, au cours des six premières semaines, selon un communiqué du 19 juillet de l’Union des syndicats européens (Etui).

Les deux-tiers de ces accidents ou maladies concernent des opérations à terre, un tiers des opérations en mer. L’explosion de la plateforme Deepwater Horizon de Transocéan, le 20 avril dernier, avait provoqué le décès de 11 personnes.

La formation insuffisante des travailleurs, en majorité employés par des sous-traitants, a été pointée du doigt. David Michaels, directeur de l’Agence fédérale pour la santé et la sécurité au travail (Osha), relevait, en mai dernier, que : «  Le système d’organisation mis en place par BP, en particulier en ce qui concerne la formation des travailleurs en santé et sécurité, les équipements de protection et la surveillance du site n’est pas adéquat dans la situation actuelle ni par rapport à l’augmentation prévue des opérations de nettoyage»

L’Etui souligne que les investissements de BP dans la sécurité, auraient été volontairement limités sur la base d’un calcul coûts-bénéfices et de la faible probabilité d’un accident, reprenant les informations publiées outre-Atlantique. La plateforme pétrolière n’était ainsi pas équipée d’un système de mise à l’arrêt à distance. Pourtant, rappelle l’Etui, non sans ironie, que «  BP s’est toujours fait le champion d’une politique de santé et de sécurité dirigée par les entreprises, ‘Leading from the top’ , qui vise à échapper au contrôle des organisations syndicales et des pouvoirs publics. Cette approche est souvent citée en exemple par tous ceux qui considèrent la législation comme une charge administrative pour les entreprises, tant aux Etats-Unis qu’en Europe ».

Le pétrole disparaît plus vite que prévu

Bonne nouvelle pour les oiseaux en revanche, la marée noire du golfe du Mexique semble se disperser plus rapidement que prévu, indique le New York Times du 27 juillet. La disparition des nappes de pétrole s’expliquerait par plusieurs facteurs comme l’évaporation de 40% du pétrole en surface, la présence de bactéries « mangeuses » de pétrole, les tempêtes, et le dispositif déployé par BP et le gouvernement. Pour rappel, depuis le 15 juillet, le pétrole ne s’échappe plus du puits de BP suite à la pose d’un dôme de confinement provisoire (voir le JDLE du 16 juillet). Des incertitudes demeurent toutefois quant aux effets à long terme, en particulier les impacts du pétrole dissous et des dispersants sur la vie marine.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus