Marée noire de BP : « Il y a eu une mauvaise gestion des risques »

Le 17 novembre 2010 par Célia Fontaine
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  Les nombreuses défaillances techniques et opérationnelles qui ont contribué à l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique sont dues à une mauvaise approche de la gestion des risques, estime un rapport de l’Académie nationale de l’ingénierie américaine et du Conseil national de la recherche rendu public le 16 novembre.

Les experts se sont penchés sur les événements qui ont précédé l’accident ayant causé la marée noire. Ils suggèrent que les décisions critiques ont été prises sans peser le pour et le contre : « Les risques n’ont pas été suffisamment pris en compte quand la question s’est posée d’abandonner le puits d’exploration, ou son scellement en vue de la production », a déclaré Donald Winter, professeur à l’université de Michigan.

S’il n’est pas encore possible d’établir définitivement quels mécanismes ont causé l’explosion qui a tué 11 personnes, le Comité indique avoir compris les facteurs-clés et les décisions qui ont pu conduire à l’accident.

Parmi les décisions fautives, l’abandon  des opérations sur le site du Macondo, en dépit des tests qui indiquaient que le ciment mis en place après l’installation ne constituait pas une barrière effective pour prévenir l’entrée des gaz dans le puits. 

« La décision d’accepter des résultats-tests comme satisfaisants sans même les faire vérifier par du personnel compétent indique un véritable manque de discipline et de responsabilité », indique le rapport. En outre, plusieurs échecs dans la gestion du puits semblent avoir contribué à son explosion. Des données montrent que des hydrocarbures sont entrés dans le puits et n’ont pas été détectés. Des actions pour contrôler le puits n’ont pas été prises, et pour des raisons inconnues, les hydrocarbures ont été canalisés à travers un équipement qui les a laissés s’échapper directement au-dessus de la plate-forme et non par dessus bord.

Le rapport souligne également le manque d’approches pour intégrer les multiples facteurs qui ont impacté la sécurité du puits. Le fait qu’il y ait eu une fuite d’hydrocarbures dans le puits Macondo plus d’un mois avant l’accident montre que rien n’a été fait pour éviter les risques futurs.



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