Marché européen du CO2: 21 pays prêts

Le 15 décembre 2004 par BIP
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La bourse européenne du CO2, qui doit faciliter la tâche des entreprises des 25 pays-membres de l’Union européenne obligées de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, démarrera en fait avec 21 pays, a annoncé hier la Commission européenne à Buenos Aires.

Quatre pays ne participeront pas dans l'immédiat au marché: la Grèce, l'Italie, la Pologne et la République Tchèque, a précisé lundi devant la presse Jos Delbeke, un haut fonctionnaire de la Commission, à l'occasion de la conférence de l'ONU sur le changement climatique. Le marché démarrera comme prévu le 1er janvier prochain, a confirmé M. Delbeke.

L'UE, comme on sait, a décidé en 2003 de créer à partir de 2005 une bourse d'échanges de droits d'émettre du gaz carbonique, un élément-clé du Programme européen de lutte contre le changement climatique et d'application du protocole de Kyoto. Les entreprises les plus polluantes vont se voir attribuer en conséquence un plafond d'émission de CO2, dans le cadre d'un Plan national d'allocation de quotas élaboré par chaque pays et validé par Bruxelles. Si elles le dépassent, elles pourront acheter un droit de pollution à une entreprise vertueuse. M. Delbelke a annoncé que ses services valideraient «d'ici Noël» cinq nouveaux plans nationaux d'allocation (Espagne, Malte, Hongrie, Lituanie et Chypre), portant à 21 le nombre total de plans approuvés depuis juillet dernier. Les quatre pays manquant à l'appel ne sont pas dans la même situation. La Grèce n'a même pas envoyé à Bruxelles son Plan, a relevé M Delbeke. Les trois autres ont bien adressé leur copie à Bruxelles mais leurs plans ont été jugés insuffisants.

Le plan français, dont la Commission avait demandé début septembre la révision, a été entre-temps validé, toutes les demandes de Bruxelles ayant été acceptées, selon M. Delbeke. Plusieurs pays de l'UE, notamment l'Espagne, ont décidé de faire un large usage de mécanismes permettant à une entreprise de procéder à des investissements propres à l'étranger. Ce qui permet à l'investisseur de dépasser, à due concurrence, le plafond d'émissions que lui impose le Plan d'allocation de son pays. Toujours selon M. Delbeke, quelque 500 millions de tonnes de CO2 devraient ainsi être créditées à des entreprises de l'UE à la suite d'investissements réalisés essentiellement dans le Tiers monde. A 5 dollars par tonne de CO2, cela représente «quelque 2,5 milliards de dollars» d'investissements dans les pays du Sud, a observé Yvo de Boer, le chef de la délégation des Pays-Bas, qui exercent la présidence de l'UE.




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