Malgré la polémique, la présidente de l’Aesa est réélue

Le 25 octobre 2010 par Sabine Casalonga
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La Hongroise Diana Banati a été reconduite le 21 octobre à la présidence du conseil d'administration de l'Autorité européenne sur la sécurité alimentaire (Aesa), chargée des avis scientifiques sur les OGM, en dépit des accusations de conflit d’intérêts portées à son encontre.

Le 29 septembre, José Bové, député européen Vert, avait appelé à sa démission, l’accusant d’avoir omis de déclarer qu’elle était aussi membre du conseil d'administration de l'International Life Science Istitute (Ilsi) Europe, un lobby industriel qui réunit la plupart des groupes agrochimiques actifs dans les OGM (Monsanto, BASF, Bayer, ou encore Syngenta) [voir le JDLE].

Diana Banati a depuis démissionné de ces fonctions, source potentielle de conflit d’intérêts. L’Aesa indique pourtant dans son communiqué « qu’en aucun cas l’intégrité des personnes impliquées [dans les attaques sur l’indépendance de l’Aesa et sa direction] ne peut être remise en cause ».

Sue Davies, conseiller politique en chef de l’association britannique de consommateurs « Which? » et Piergiuseppe Facelli, chef des affaires internationales au ministère italien en charge de la santé, ont été tous deux élus vice-présidents de l’Aesa.

La présidente de l'Aesa s’est défendu lundi 25 octobre d'être « la principale lobbyiste pro-OGM en Europe », selon l’AFP. Dans un entretien au quotidien français La Tribune, Diana Banati précise avoir démissionné de l’Ilsi, « à cause d'une surcharge de travail ». « Il n'y a pas eu d'accord au conseil d'administration de l’Aesa pour qualifier cette situation de conflit d'intérêts », affirme-t-elle.



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