Malgré Fukushima, Londres poursuit sa relance du nucléaire

Le 11 octobre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Comme prévu, le ministre britannique de l’énergie a présenté au parlement, mardi 11 octobre, le rapport du patron de l’inspection des installations nucléaires sur les conséquences de la catastrophe de Fukushima sur l’industrie nucléaire britannique.
 
Et comme on pouvait s’y attendre, il n’y en aura pas. Dans son rapport, Mike Weightman souligne qu’il n’y a aucune raison de surseoir à la construction de nouveaux réacteurs au Royaume-Uni. Le chef de l’Office for Nuclear Regulation considère que les procédures d’autorisation et de contrôle des installations nucléaires en vigueur outre-Manche reste suffisant. Ce qui n’interdit pas toutefois d’accélérer le programme de démantèlement des installations mises à l’arrêt.
 
«Ce rapport montre que le Royaume-Uni dispose d’une législation relative à la sûreté qui est l’une des plus sévères du monde et que l’énergie nucléaire pourra continuer à alimenter en électricité les foyers et les entreprises, tout en créant des emplois», a souligné le ministre de l’énergie Chris Huhne (libéral-démocrate et précédemment anti-nucléaire).
 
EDF Energy et deux consortiums prévoient de mettre en service 19.000 mégawatts électriques de nouvelles capacités nucléaires d’ici 2023.
 
Aujourd’hui, la Grande-Bretagne compte 18 réacteurs en fonctionnement, totalisant 10.745 MWe de capacité installée. Sur ce total, 17 seront arrêtés d’ici 2023, dont 3 en 2012.
 
Bon an mal an, l’atome fournit entre 17 et 18% du courant consommé dans le Royaume.


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