Maladie de Parkinson: le poivron en prévention

Le 15 mai 2013 par Romain Loury
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Le poivre, ennemi de Parkinson?
Le poivre, ennemi de Parkinson?
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Les solanacées, en premier lieu le poivre, auraient un effet préventif contre la maladie de Parkinson, probablement en raison de leur teneur élevée en nicotine, selon une étude américaine publiée dans les Annals of Neurology. S’ils s’exposent au cancer et à l’infarctus, les fumeurs, peut-être même les personnes exposées au tabagisme passif, présentent un moindre risque de développer une maladie de Parkinson [1], syndrome neurodégénératif qui se caractérise par des troubles moteurs. En cause, la nicotine, qui stimule les neurones dopaminergiques, ceux-là même qui disparaissent en masse chez le patient.

 

Dans leur étude, Susan Searle Nielsen, de l’University of Washington à Seattle, et ses collègues montrent qu’il n’est pas pour autant besoin de fumer pour éviter un Parkinson. Bien moins abondante que dans la fumée de cigarette, la nicotine alimentaire apportée par d’autres solanacées que le tabac, dont le poivre, la tomate et la pomme de terre, pourrait être en quantité suffisante pour assurer un rôle préventif. Les chercheurs ont comparé 490 personnes atteintes de la maladie de Parkinson et 644 contrôles sains, à qui ils ont demandé de détailler leur régime alimentaire. C’est avec le poivre que l’effet préventif est le plus marqué: le risque de Parkinson est diminué de 30% chez les personnes en consommant 2 à 4 fois par semaine, de 50% en cas de consommation quotidienne.

 

Selon les chercheurs, il n’est peut-être pas si étonnant qu’une aussi petite quantité de nicotine que celle apportée par l’alimentation suffise à prévenir la maladie. En cas de tabagisme passif, une grande partie des principaux récepteurs nicotiniques présents dans le cerveau, les «alpha4bêta2», se trouvent saturés par la molécule. L’effet des tomates et des pommes de terre est en revanche moins important que celui du poivron, bien que les apports en nicotine soient plus importants –elles sont consommées en plus grande quantité que le poivre. Pour les chercheurs, c’est peut-être parce que la nicotine, plus concentrée dans le poivron, serait moins susceptible d’être dégradée par l’estomac. Autre hypothèse, le moindre conditionnement du poivron. Dans les pommes de terre, la nicotine pourrait en effet pâtir du fait que ces légumes sont le plus souvent bouillis ou frits; quant aux tomates, les participants de l’étude les consommaient le plus souvent sous forme de sauce commerciale, transformation qui pourrait altérer la présence de nicotine.

 

[1] Après ajustement sur l’espérance de vie



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