Maigre soutien aux oiseaux d’eau migrateurs africains

Le 21 mai 2012 par Stéphanie Senet
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90% des zones humides ont disparu en Afrique de l'Ouest
90% des zones humides ont disparu en Afrique de l'Ouest

La 5e conférence des parties sur les oiseaux d’eau migrateurs s’est conclue, le 18 mai à La Rochelle (Charente-Maritime), par l’adoption d’un plan d’action centré sur l’Afrique, avec à la clé la maigre somme de 10 millions d’euros.

Organisée sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), cette conférence a rassemblé les 65 Etats signataires de l’Accord international pour la conservation des oiseaux d’eau migrateurs (Aewa).

«C’est une vraie crise. Ce que l’on risque, c’est un printemps silencieux, sans chants d’oiseaux, lorsque les espèces auront disparu», alerte le représentant de la Norvège, Oystein Storkersen.

Le plan se résume à 5 objectifs prioritaires pour le continent africain -qui compte 28 Etats membres à la convention- et souligne que 13% des espèces y sont considérées en danger d’extinction. Au programme: mesures renforcées de conservation, encadrement des prélèvements d’oiseaux, amélioration des connaissances, de la sensibilisation et de la coopération internationale.

Deux phénomènes expliquent la mort de ces oiseaux d’eau migrateurs: la destruction de leur habitat et la disparition des zones humides, ces marécages, mangroves et estuaires où ils trouvent leur alimentation. «En seulement 20 ans, 90% des zones humides ont disparu en Afrique de l’Ouest», affirme à l’AFP Oystein Storkesen. Par ailleurs, 10% seulement des sites-phares, nécessaires au maintien de la biodiversité, sont protégés.

«Il y a une compétition entre les hommes qui veulent exploiter ces milieux et les oiseaux», diagnostique de son côté Abdoulaye Ndiaye de l’ONG Wetlands International. En cause: l’explosion démographique du continent, qui compte plus d’1 milliard d’habitants, et le développement des parcelles agricoles dans les réserves, «qui représentent souvent le seul moyen de survie», note Yves Gaugris de la Ligue de protection des oiseaux (LPO).

Si le financement du plan a été évalué à un peu moins de 10 M€, il ne se base que sur des financements volontaires. «C’est finalement un budget assez modeste, comparé à d’autres investissements. C’est l’équivalent d’une toute petite longueur d’autoroute», commente Paul Delduc, sous-directeur de la valorisation des espèces au ministère de l’écologie.

 



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