Lyon: un sommet subliminal

Le 01 juillet 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg, envoyé spécial
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François Hollande au World Summit Climate and Territories
François Hollande au World Summit Climate and Territories

Officiellement, les choses sont claires. Le sommet mondial Climat & territoires, qui s’est ouvert ce mercredi 1er juillet à Lyon, a pour vocation de mobiliser les territoires et leurs acteurs à la lutte contre les changements climatiques. «Les gouvernements ne sont plus seuls, a tonné le président (PS) de la région Rhône-Alpes, Jean-Jacques Queyranne, les territoires portent les attentes de la société.» Et de fait, des représentants des «acteurs non étatiques» (élus locaux, syndicalistes, entrepreneurs) ont planché, par une chaleur de plomb, sur les grands messages de la déclaration de Lyon, qui sera publiée en fin de colloque le 2 juillet.

 

Sujets qui fâchent

Parmi les sujets qui fâchent encore: le poids de la taxe carbone que les délégués appellent de leurs vœux, la sobriété énergétique (ou la réduction de consommation, c’est selon), sans oublier les énergies renouvelables, totalement occultées dans le premier draft du texte.

Pour autant, en scrutant l’hémicycle du conseil régional, on ne peut que constater l’importance des délégations chinoise et africaine. L’importance de la première témoigne de la récente visite officielle du Premier ministre chinois. La seconde n’a rien d’un hasard non plus. Car le succès de la COP 21 passe nécessairement par l’Afrique.

«On le sait depuis la COP de Lima, l’Afrique est le principal point de blocage dans les négociations», confirme Sabine Buis, nouvelle secrétaire nationale du PS à la transition énergétique, écologique et à la biodiversité. Paris devra donc desserrer les cordons de la bourse.

 

Cordons de la bourse

Un message bien compris par le gouvernement français. Le travail de séduction a commencé à Lyon. D’abord, en invitant à la tribune quelques responsables africains, à l’instar de Khalifa Ababacar Sall, le maire de Dakar, qui a présenté les grandes lignes du plan Climat de sa ville.

Dans son discours, François Hollande a donné quelques pistes de financements supplémentaires. Le président de la République a notamment indiqué qu’une partie des 100 milliards de dollars (90,4 Md€) que les pays les plus industrialisés devront mettre à disposition des pays les plus démunis, chaque année à partir de 2020, devront être, en partie, directement accessibles aux territoires. Quelques minutes auparavant, Anne Paugam avait annoncé que l’Agence française de développement, qu’elle préside, allait accompagner 100 villes de pays en développement d’ici 2020. Applaudissements. Dans les couloirs du conseil régional se murmurait aussi que la France pourrait accroître sa participation au Fonds vert climatique, inférieure pour le moment au milliard d’euros. La suite au prochain round de négociations, à Addis-Abeba, lors des discussions sur les prochains objectifs de développement durable.

 

 



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